23.07.2008

La guerre du people se déplace sur le net

Depuis l'apparition sur le marché de la presse people d'un nouveau venu, CLOSER, il y a 3 ans, la concurrence est de plus en plus rude sur ce segment de la presse : PUBLIC, VOICI, CLOSER... sont lus chaque semaine par 10 M de personnes... Décriée il y a quelques années, la presse people a quitté les salons de coiffure... L'image de "presse de caniveau" qui lui collait à la peau étant en train de changer

Et si de nouveaux magazine, Star System, Celebrity Magazine sont récemment arrivés sur ce marché déjà très encombré, la concurrence vient désormais du web. Ainsi VOICI a refait son site au printemps dernie, faisant suite à l'apparition de Gala (l'hebdo glamour des gens célèbres) sur le web. En attendant une nouvelle version du site de PUBLIC (lagardere),  C'est au tour de Closer (MONDZDORI) de proposer aujourd'hui une nouvelle version de son site : au programme, le premier site féminin people annonce la redactrice en chef Laurence Pieau. A y regarder de plus près, rien de révolutionnaire : des news people, des videos vues un peu partour, et un versant féminin affirmé : relooking, look de star.... brefune transposition du magazine papier. Laissons quelques mois à ce site, histoire de voir s'il va réussir à se démarquer du magazine pour apporter des contenus exclusfs et complémentaires.

Surtout, meme si les marques VOICI, CLOSER, GALA sont présente sur le net,  aucun de ces 3 n'est parvenu à devenir le site référent en matière de people. C'est en effet un pureplayer, PUREPEOPLE.COM dirigé par un ancien de VOICI : Dominique Cellura (tiens tiens..) qui tire la dragée haute à ses concurrents. Les résultats sont là : 1, 2 M de visiteurs uniques en seulement 7 mois d'existence. La recette du succès : un site bien conçu, 70 news par jour, des photos exclusives de paparazzi et des videos exclusives.

 

Bref, si jusqu'à présent les mag papier ne souffraient pas de la concurrence du web, avec l'apparition de  sites qui utilisent les memes recettes (scoops, photos exclu, paparazzades...) les choses risquent d'évoluer. Reste toutefois la question des procès... un coût qu'à ce jour aucun site web n'est en mesure d'assumer

Pour celles et ceux qui en ont ras le bol de lire les memes news people plus ou moins trash,je vous invite à visite la rubrique PEOPLE du site mageneration.com. Au programme : des enquêtes, un décryptage du phénomène, la chronique de Stéphane Bern... Notre désir : parler de people intelligemment, sans se prendre au sérieux. 

Chaque semaine, retrouvez la revue de presse people : toute l'actu people vue à travers le prisme de notre regard décalé... et subjectif ! 

 

Lire cette interview de Stéphane Haitaian, éditeur de CLOSER, dans le cadre de la semaine de presse magazine

 

"On n'est pas là pour casser les stars"

  

Stéphane Haitaian, directeur d’édition de Closer, dont la version française connaît un succès considérable depuis 2005, fait la lumière sur la stratégie de positionnement du magazine britannique dans l’hexagone et la « pipolisation » de la presse française.

 

Preniez-vous un gros risque en exportant un magazine britannique à sensation en France, où la presse tabloïde anglaise est vue d’un mauvais œil ?
Oui, c’est sûr, et on commis des erreurs au lancement. Au départ, on s’est contenté de calquer le modèle britannique et on s’est vite rendu compte que c’était un frein au développement du magazine. On est passé de sujets sensationnalistes à des thèmes d’actualité, de société, comme la maternité, par exemple. Finalement, il n’ y a plus beaucoup de points communs avec le magazine d’origine. Par contre on se rapproche des féminins français. Je dirai que Closer a dépassé l’étiquette « people », aujourd’hui c’est le deuxième magazine féminin après Femme Actuelle.

 
Closer et la presse people en général sont-ils menacés par le développement du numérique ?

  Il reste encore quelques barrières concurrentielles sur lesquelles nous sommes avantagés par rapports au web. Les magazines comme Closer publient des articles et des photos qui nécessitent de l’investigation et donc des réseaux dont les supports purement en ligne ne bénéficient souvent pas. Il y a aussi l’aspect législatif. La presse people est souvent la cible de poursuites judiciaires coûteuses qu’un support web ne pourrait pas assumer. La presse papier offre encore une vraie valeur ajoutée.
 

On parle de plus en plus de « pipolisation » de la presse en France. Qu’est ce qui distingue la presse people française des autres pays ?

  Il n’y a pas de distinction nette. On est en train de suivre l’exemple de la Grande-Bretagne, avec quelques années de retard, à la seule différence qu’on a moins tendance à se moquer des stars en France.  Avec l’émergence de la nouvelle classe politique, les newsmags sont aussi en train de franchir le pas et de se « pipoliser ».

 
…c’est l’effet Nicolas Sarkozy ?

  Il est certain que la campagne présidentielle de l’année dernière a entraîné une médiatisation souvent voulue, au départ, par les politiques. Après c’est devenu difficile d’arrêter le phénomène. La presse quotidienne n’y échappe d’ailleurs plus. Il nous est arrivé de réaliser le même sujet qu’un journal, avec la même photo et d’être les seuls à être attaqués en justice.

 

Bien dans ma vie, clap de fin

Bien dans ma Vie, le magazine féminin édité par le groupe Prisma Presse, ferme.

Un an et demi après le rachat du magazine par le groupe Prisma, c'est une fermeture de plus sur le secteur de la presse féminine après Isa, Elle à Paris...

EN cause : une baisse de la diffusion et des recettes publicitaires insuffisantes, dixit des sources internes. Dans un marché publicitaire difficile, le magazine a sans doute pâti de la concurrence interne de Femme Actuelle, qui attire les plus gros annonceurs.

Pourtant, on peut s'étonner de la décision hâtive du groupe, 4 mois après le lancement d'une nouvelle formule. Pouvait-on raisonnablement espérer que le magazine se redresse en seulement 4 mois ?

C'est un échec de plus pour Prisma après l'échec cuisant de l'hebdo JASMIN. A noter que le pôle féminin du groupe comprend désormais FEMME ACTUELLE, près d'un million d'exemplaires chaque semaine mais qui connaît une sérieuse baisse depuis 2 ans, Prima, et FEMMES, un mensuel haut de gamme à destination de la femme CSP + de 40 ans... 

 

Le dernier numéro, collector, paraîtra en septembre (en kiosque mi-aout).... un arrêt brutal, donc.

 

Dans une conjoncture difficile pour la presse féminine, on peut se demander si les lancements annoncés de GRAZIA chez MONDADORI (un hebdo féminin axé tendances) et de la future adaptation du magazine LOOK par Marie-Claire, sont judicieux...

 

La presse féminine a t elle encore de l'avenir, peut-on encore innover sur ce segment ? La concurrence d'Internet - et le succès d'Aufémin.com, est-elle est en train de "tuer" le papier, réponse dans quelques mois. 

 

 

 

 

21.07.2008

La revue de presse du 21 juillet

Valérie Bègue qui enterre la hache de guerre avec Geneviève de Fontenay, Les bimbos de la télé-réalité, le match Ingrid Chauvin / Natacha Amal et bien plus encore... Tout cela est dans la revue de presse sur Magénération.com

 

 

20.07.2008

FOG dans le collimateur de Sarkozy

Sarkozy veut-il la peau du patron du POINT, Franz Olivier Giesbiert ? C'est ce que sous entend le Nel Obs... Et meme si les intéressés réfutent, la rumeur enfle dans Paris

Rappel : après son élection en mai dernier, Le POINT a multiplié les couvertures consacrées au nouveau président, histoire de décupler ses ventes !!! Seulement voilà, après la disgrâce, les une du Point se sont faites + critiques. L'apogée venant avec la publication des bonnes feuilles du livre CECILIA de Anna Bitton, journaliste et ancienne grande amie de Cécilia. 

Sarkozy rancunier ? Demandez à Alain Genestar, auteur de EXPLUSIOn qui raconte les coulisses de son éviction 

On se rappelle aussi du livre annulé de valérie Domain, un livre consacré à l'ex Mme Sarkozy

 

Pour en savoir plus : cet article de 20 Minutes

 

Sarkozy veut-il la tête du patron du «Point»

Franz-Olivier Giesbert sur le plateau de

 

François Guillot AFP/Archives ¦ Franz-Olivier Giesbert sur le plateau de "Culture et dépendances" qu'il présente, le 29 avril 2004 à Paris

 
L’affaire remonterait à la publication dans «Le Point» des bonnes feuilles du livre d’Anna Bitton sur Cécilia Sarkozy. Selon le Nouvel Obs, Nicolas Sarkozy n’aurait pas digéré ces indiscrétions et aurait demandé au propriétaire de l’hebdomadaire de droite, François Pinault, la tête du directeur de la rédaction, Franz-Olivier Giesbert. Et les sujets sur Sarko et les psys, les off du Président, etc, n’auraient pas amélioré l’état d’esprit du locataire de l’Elysée. Les deux intéressés, Pinault et Giesbert, ont démenti sur Le Post, mais le Nouvel Obs persiste et signe. Nouveau rebondissement dans la guerre Nouvel Obs-Sarkozy, après l'affaire du SMS à Cécilia d'Airy Routier?


E. D.


20Minutes.fr,

 

18.07.2008

Laurence Ferrari amoureuse

Laurence Ferrari a un nouveau chéri... C'est Voici qui l'affirme dans son numéro à paraître demain.

Voilà en avant première quelques informations : il s'appelle Renaud, est musicien et a quelques années de moins que la belle blonde

Enfin, clin d'oeil amusant, les amoureux sont pris en photo devant une 2 chevaux... Nul doute que ça va le changer de rouler en Ferrari !

Star System, un mag de plus dans la grannnnde famille du people

Star System.jpgSource Ozap

 Un nouveau magazine people fait son apparition aujourd'hui dans les kiosques dans un marché pourtant déjà saturé. Intitulé "Star System", ce magazine bi-mensuel de 40 pages s'adresse aux fans du star-system et revient sur l'actualité des stars. Il propose également un guide télé et traitera de la beauté et de la mode.

« De par sa périodicité, son programme télé, sa charte graphique et son traitement différent de l'information people, "Star System" a souhaité se démarquer des autres titres de sa famille. Il ambitionne d'apporter un regard nouveau sur la planète People... mais surtout de procurer info et plaisir aux aficionados » explique l'éditeur, Cap Horn Editions, dans un communiqué.

"Star System", qui sortira un vendredi sur deux à compter du 18 juillet au prix d'1,90 euro, table sur une diffusion de 120 000 exemplaires pour son premier numéro.

 

Alors, qu'en penser ? Eh bien je me suis précipitée ce matin pour découvrir ce mag. Analyse et décryptage

les + : des enquêtes (exemple : George Clooney est-il gay, le retour de Mylene Farmer...), la forme assez moderne et différente du look de Closer (rose flashy), (une maquette proche du Grazia anglais : meme typo), des codes couleurs propres à la presse anglo-saxonne : jaune et noir (je ne sais pas vous, mais moi ça me rappelle ENTREVUE... si si ce journal un poil graveleux créé par Ardisson)

les - :  les photos, déjà vues et revues ailleurs, le manque d'originalité dans les dossiers : les stars et leur poids, 6 pages de jeu (au secours, ça fait vraiment remplissage !!!), un coaching bidon (on sent que les journalistes ont sollicité leurs voisins)

Ce qui est malin par contre : aller sur les plate-bandes des mag télé et des quinzomadaires en particulier... Ce mag se veut en effet un trois en un : people, télé, féminin. Franchement, par rapport à ce que propose Télé Star ou Public, voilà un concurrent sérieux

Mais alors en quoi est-il différent des autres mag people... fallait il un mag de plus ? Eh bien, à y regarder de pres, Star System s'adrese à un public plus agé un peu évolué que celui de Public (qui chaque semaine titre sur les stars toless ou les stars sans culotte !)

Le ton, il se veut plus sérieux, plus journalistique que Closer... d'ailleurs, le ratio texte/image va nettement en faveur du texte (et pour cause, les photos, ça coute cher !!!!)

La forme :  moins jeune que Public ou que OOPS arrivé récemment sur le marché, la maquette a des faux airs de Grazia (meme typo) avec des couleurs qui rappellent les codes du people et du fémin

On sent là les influences anglo-saxonnes et le savoir-faire de l'équipe qui a créé ce journal.

Seul hic, qu'à vouloir trop en faire, le journal nous laisse sur notre faim 

 

 

15.07.2008

Magénération, on vous en dit plus

Retrouvez sur Magénération nos chroniqueurs stars

 

 

A mixa.jpg

 

 

 

 

 

Estelle Lefébure en Beauté Bien-Etre   http://www.mageneration.com/bien-etre/estelle-lefebure-vo...

Stéphane Bern en people     http://www.mageneration.com/people/la-chronique-de-stepha...

Brigitte Lahaie en Sexo  http://www.mageneration.com/psycho-sexo/la-chronique-de-b...

Isabelle Chalençon pour la mode   http://www.mageneration.com/tendances/mode/la-mode-par-is...

Stéphane Bern sur Magénération

bern.jpgRetrouvez chaque semaine la chronique de Stéphane Bern sur Magénération

Notre expert ès people vous décrypte en ligne toute l'actualité des stars et du gotha

C'est ici : http://www.mageneration.com/people/la-chronique-de-stepha...

 

13.07.2008

Presse/WEb, synergie ou concurrence

Un article intéressant pour vous faire une idée...

 

Un discours plein de bonnes intentions, mais des réserves

- le modele economique web encore insuffisant : à ce jour le print rapporte de l'argent, pas le web

- si la generation actuelle est attachée au papier, qu'en sera t il demain ?

 - la question de l'organisation des equipes de journalistes : print/web

... et donc des droits d'auteur ! (avec la syndication de contenus, id est la revente de contenus pour un autre support, les journalistes ne sont plus propriétaires de leur écrits, et ne sont pas payés pour ces utlilisations secondaire. D'où la colere des journalistes du JDD et Match 

 

 

Fabrice Boé : « La presse magazine doit se décliner sur plusieurs supports »



Le groupe Prisma Presse lance un nouveau magazine féminin : « Femmes » (1). Pour Fabrice Boé, successeur d'Axel Ganz à la tête du groupe, la presse écrite a de beaux jours devant elle

La Croix : Vous lancez cette semaine un nouveau féminin, Femmes. Le marché de la presse féminine n’est-il pas saturé ?

Fabrice Boé : On a toujours l’impression qu’il l’est. Or, dans ce domaine comme dans d’autres, il y a moyen de proposer un nouveau titre pour un nouveau public. Notre cible est précise. Nous nous adressons aux femmes de 40/45 ans qui recommencent à penser à elles après avoir beaucoup donné aux autres. Elles arrivent à un âge où elles peuvent prendre du temps pour elles, où elles évaluent leur vie familiale et professionnelle, où elles peuvent entreprendre des virages, des choses nouvelles, des ruptures. Il n’y a pas de magazines qui s’adressent spécifiquement et dans les moindres détails à ces femmes nées un peu avant 1968.

Quel est l’archétype de la femme pour votre magazine ?

Andie MacDowell ou Carole Bouquet : des femmes à la féminité sereine, non provocatrice.

Vous avez été le directeur de L’Oréal Paris France, de Lancôme International, d’Hermès International… Votre magazine n’est-il pas un très bel écrin marketing pour les marques du luxe ?

C’est d’abord sa directrice de la publication, Marie-Claire Pauwels, qui a conçu Femmes. Cependant, il est vrai que Femmes est parfaitement adapté aux grandes marques du luxe. Les annonceurs trouveront dans nos pages les clientes qu’ils recherchent. Avec ce nouveau titre, nous entrons dans le segment de la presse de luxe.

Quels sont les titres que vous seriez prêt à racheter ?

Nous venons d’acquérir Bien dans ma vie et nous aurions pu être candidats pour le rachat d’Art & Décoration et Maison & Travaux… mais Lagardère Active a mis sur la table une offre trop importante.

Développer vos titres, c’est investir dans le Web ?

La presse écrite est contrainte de repenser son modèle économique. Le titre doit se penser comme une marque qui peut se décliner sur plusieurs supports : le papier, le Net, la téléphonie mobile… Tous ces secteurs ne sont pas concurrents, ils puisent à la même source – l’information et les contenus journalistiques – mais en proposent un traitement différencié, spécifiquement adapté au médium utilisé. Le Web révolutionne toute la presse. Pour nous, la question n’est plus : Faut-il y aller ? mais : Comment y aller ? Tous les titres de Prisma se déclinent sur le Web et tous nos journalistes ont suivi une formation multimédia. Écrire, faire du son, des images : chaque volontaire deviendra polyvalent. Toutes nos rédactions sont équipées de caméras numériques et nous allons bientôt avoir notre plateau d’enregistrement. Aujourd’hui, un journaliste qui ne se prépare pas à cette révolution limite son avenir dans la profession.

Ne craignez-vous pas, à terme, que le site Web cannibalise la version papier du magazine dont il est issu ?

Je ne crois pas. Le papier a des qualités propres qui sont irremplaçables : le toucher, le grain, la facilité avec laquelle on peut le transporter, le rendu des photos. Il y a un vrai plaisir et une vraie « praticité » pour le lecteur à tenir dans ses mains un magazine. Du point de vue du traitement de l’information, le site joue la carte de l’immédiateté, de la réactivité. C’est aussi un média « participatif ». Le magazine s’inscrit plus dans la distance avec l’information, le recul, le dossier complet, le soin apporté à sa maquette. Mais un site peut à la fois être dans l’immédiateté et mettre en ligne des dossiers complets. De sorte qu’il sera toujours plus actualisé que le magazine et pourra être aussi fouillé que lui, voire plus. Sans compter la pression des concurrents qui proposeront toujours sur le Web ce que l’autre ne fait pas encore. Si effectivement la concurrence entre les sites va nous obliger à toujours proposer plus sur le Web, je ne crois pas pour autant à la fin de la presse écrite. Rien ne remplacera la qualité d’un magazine papier.

Amateur de culture, boulimique de lecture, n’avez-vous pas l’impression de vous dévoyer en publiant des titres comme Gala, Voici ou VSD ?

Pas du tout. Ces magazines informent en distrayant les lecteurs sur la vie des gens connus, des personnes qui nous gouvernent. Je ne vois pas ce qu’il y a là de condamnable. De tout temps, les hommes ont été intéressés par la vie réelle des puissants, des célébrités. Nous répondons à cette demande sans rougir. Nous avons le droit de connaître la manière de vivre de nos élus. La personne qui partage la vie quotidienne de Nicolas Sarkozy a forcément de l’influence sur lui, sur sa politique, sur sa manière d’exercer la présidence de la République.

Le droit de tout savoir ?

En France, le dispositif législatif protégeant la vie privée et le droit à l’image est l’un des plus contraignants du monde. Nous sommes très en retard sur ce plan. Tout dire nous expose à des poursuites.

Si vous pouviez le faire librement, le feriez-vous ?

Oui, dans les limites que nous nous fixons aujourd’hui : ne pas parler des personnalités politiques en période électorale, de manière à ne pas influencer les votes ; ne pas parler des enfants et ne pas évoquer des comportements condamnés par la loi et, bien sûr, ne donner que des informations véridiques.

Prisma est le premier groupe de presse à avoir lancé des magazines people en France. N’avez-vous pas l’impression de proposer un nouvel opium du peuple ? Opium qui contamine toute la profession ?

Non. La vie des gens connus nous concerne, surtout s’ils nous dirigent. Et si aujourd’hui la presse fait droit au people dans ses pages, c’est bien la preuve que nous avons eu raison les premiers.

Recueilli par Laurent LARCHER

(1) En kiosque au prix de 3,90 €.

 

A la recherche de la femme CSP +

Après la ménagère de - 50 ans, le magazine Femme cible la femme de 50 ans, si possible CSP +

 

Revue de presse

 

Avec le mensuel Femmes, Prisma vise le haut de gamme

Emmanuel Berretta

Avec le mensuel Femmes, Prisma vise le haut de gamme

Marie-Claire Pauwels, directrice de la rédaction de Femmes © BAUMANNTOO B / SIPA

Femmes , le nouveau mensuel du groupe Prisma, vise les 80.000 à 100.000 exemplaires en vitesse de croisière. Ce magazine à dos carré vise à capter un marché de lectrices matures possédant un pouvoir d'achat important. Sur le segment haut de gamme, Prisma possédait déjà deux titres ( Géo et National Geographic ) mais pas de féminin.

Pour le groupe Prisma, la relance de la presse féminine est un point de passage obligé. En France, Prisma est, en effet, confronté au vieillissement de son titre phare, Femme Actuelle (un million d'acheteuses par semaine, en chute de 21 % depuis 2003). Même pente pour son mensuel généraliste Prima : 549.500 ventes mensuelles, en baisse de 18 % depuis 2003. Marie-Claire Pauwels, directrice de la rédaction de Femmes , explique les recettes de ce nouveau mensuel haut de gamme.

Lepoint.fr : Comment situer Femmes dans la gamme des féminins ?
Marie-Claire Pauwels : Ce type de magazine n'existe pas en France, car tous s'adressent, soit à un public féminin de moins de 35 ans, soit à un public vraiment senior. C'est assez curieux d'ailleurs, car la plupart des lectrices de la presse féminine ont plutôt entre 45 et 55 ans. Mais comme la plupart des éditeurs sont obsédés par la pub, on se retrouve avec des journaux jeunistes qui mettent des gamines en couverture alors que leurs lectrices ont largement passé l'âge des jeans taille basse. Femmes , lui, s'intéresse aux femmes de plus de 40 ans dont les enfants sont élevés et qui retrouvent du temps pour elles. Elles ne sont plus dans le stress, elles ont envie de changer de vie, de ville, de métier, de maison, voire de changer d'homme. D'où notre "base line" : "Il est temps d'être soi".

Lepoint.fr : De quoi sera composé Femmes ?
M. -C. P. : Chez nous, la mode représentera 40 % de la pagination. Nos choix se porteront vers une mode élégante, mais dans des prix accessibles à nos lectrices. On habillera les femmes, pas les filles. Et chaque mois, on suivra une belle femme dans l'âge mûr. Par exemple, Mélita Toscan du Plantier ou la romancière Christine Orban.

Lepoint.fr : Y aura-t-il du people ?
M. -C. P. : On ne fera pas de "petit people", mais du grand people avec des articles plus fouillés. Pour la première, nous avons choisi Andy McDowell, qui, à 50 ans, est une très belle femme. Pour nous, les people, ce sont Catherine Deneuve ou Juliette Binoche. On trouvera aussi une rubrique mère/fils ou mère/fille. Pour le premier numéro, on s'est intéressés à Danièle et Christopher Thomson. Pour renouveler le mode de l'interview, j'ai également demandé à la voyante Yaguel Didier de mener un dialogue sous forme de prédictions avec un invité. Pour le premier numéro, c'est Gérard Depardieu qui s'est livré à ce jeu. J'ai fait appel à de grandes signatures - Jérôme Garcin, Christine Ockrent... - car je tiens à ce que Femmes soit bien écrit, y compris par les six journalistes qui m'entourent. Il y aura ainsi un cahier Livres. Car les femmes auxquelles nous nous adressons ont retrouvé du temps pour la lecture.

Lepoint.fr : Pourrez-vous éviter les incontournables "régime minceur" de la presse féminine ?
M. -C. P. : On n'évitera pas les remèdes antiâge et les régimes minceur, mais on essaiera de le faire intelligemment.

 

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