12.07.2008

Quoi de neuf en presse féminine ?

 
Grandes manoeuvres dans la presse féminine : apres le lancement de FEMMES (groupe Prisma Presse), Mondadori s'apprête à lancer à la rentrée (ou en janvier ?) l'adaptation du Magazine Grazia, tandis que Lagardere et Marie Claire planchent sur la riposte
 
 
Pourtant ap le cuisant échec de Jasmin (orchestré par le duo Axel Ganz/Prisma) on peut se demander s'il y a de la place pour un nouveau mag
On attend de voir à quoi vont ressembler ces magazines : peut-on encore innover en presse féminine ? Ces mag vont-ils apporter du sang
neuf ou juste répéter les recettes existantes
 
Rép dans qques mois
 
En attendant, moi j'ai ma petite idée...
 
 
Femmes : qu'en pensez ? franchement rien de révolutionnaire
La couv ressemble bcp au Vinaty Fair ou a Harpers Bazaar
La maquette : assez triste, austere, trop "sérieuse" à mon goût (en meme temps, il faut dire que je ne suis pas dans sa cible) 
Les articles : dans grands nom peut-etre mais à la lecture, je reste un peu sur ma faim 
 
 Pour en savoir plus
 A lire cet article de libé
 
«Femmes», pour mûrir de plaisir
Presse. Un nouveau féminin haut de gamme de Prisma, destiné aux plus de 40 ans.
ANNE-SOPHIE FLAVIGNY
QUOTIDIEN : mercredi 21 mai 2008

Un regard plein d’expérience, à qui on ne la fait pas, mais encore séduisant. Un haut beigeasse scintillant et une jupe indescriptible : voici Andy McDowell en égérie du nouveau féminin de Prisma Presse, Femmes. Il sera jeudi en kiosques, et s’adresse aux plus de 40 ans «sûres de leurs choix et de leurs goûts». Comprendre que le magazine est, en fait, destiné à une lectrice de 50 ans, urbaine, active, impliquée dans la société dans laquelle elle vit. Le contenu éditorial fleure bon l’héritage soixante-huitard : les enfants ont grandi, maman est libre et réinvente sa vie.

«Nous sommes différents d’Atmosphère qui est plus provincial, plus calme, plus soft, plus plan-plan», déclare Marie-Claire Pauwels, la directrice de la rédaction et ancienne rédactrice en chef de Madame Figaro. Le magazine entend s’adresser de manière subtile à ses lectrices. Slogan : «Il est temps d’être soi.» Tout un programme.

Mais le vrai credo de Femmes, c’est le luxe : «Un magazine original, très haut de gamme, sur le thème de la mode et de la culture, sans équivalent sur le marché français», selon Fabrice Boé, PDG de Prisma France. Le mensuel se veut novateur. Mais, pour Vincent Soulier, auteur de la Presse féminine, la puissance frivole, Prisma (Femmes actuelles, Voici, Gala…) risque d’avoir du mal dans ce secteur encombré (plus de 40 féminins en France !). On se rappelle l’échec de Jasmin disparu en août 2007 après moins d’un an d’existence. Il n’est toutefois un secret pour personne que le lancement de Femmes veut anticiper l’arrivée prochaine d’une version française du magazine haut de gamme Grazia par son concurrent Mondadori France (Closer, Biba, Sciences et Vie…). Même si Fabrice Boé prétend le contraire : «Il faut se réjouir des lancements de cette année, c’est un facteur de dynamisme qui crée de l’offre et de la demande.» Vincent Soulier est plus circonspect : «Les magazines féminins qui ont su résister sont des marques internationales comme Elle ouVogue

Depuis 2006, Prisma, qui veut rester le deuxième groupe de presse magazine en France, parfait sa politique : extension des marques existantes, rachat de titre et développement sur Internet. Cependant, le PDG de Prisma se défend de faire dans le préfabriqué : « Femmes est un magazine de créateurs, pas le produit d’une étude marketing.»Mais bien sûr.

12.12.2007

Madame Figaro et MSN Femmes s'associent

Association entre Le Figaro et MSN

 

Le Figaro et MSN se sont associés pour lancer la version interactive du Guide des Envies, via un site co-brandé, madame.lefigaro.fr et la chaîne MSN Femmes, femmes.fr.msn.com.

Le Guide Envie 2008 propose 1 000 idées cadeaux dans les univers du luxe et de l'art de vivre.

La commercialisation des espaces publicitaires a été assurée conjointement par les régies respectives du Figaro et de MSN.

17:03 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : figaro, femme, msn

15.11.2007

UN PEU DE PUB ! laurence & virginie

Pourquoi les femmes font-elles peur aux hommes ? 
 
Elle est partie, que va-t-il faire ?
Livres. La nouvelle guerre des sexes en trois essais.
DIDIER POURQUERY
QUOTIDIEN : samedi 10 novembre 2007
 
890f42dfbea7f89c75d52da0b4735010.jpg
   

Elle l’a quitté. Elle ne le supportait plus… Histoire familière ? Sans doute. Mésaventure classique, mais aussi contemporaine. On le sait. Mais maintenant qu’il est seul, comment va-t-il rebondir ? C’est à cette question universelle que répond Didier Tronchet dans son dernier ouvrage, philisophico-humoristique Nous deux moins toi. Ce livre ne pouvait pas mieux tomber, alors que la France entière retient son souffle après la rupture de qui vous savez (vous ne savez pas ? Bienvenue sur terre).

Evidemment, Didier Tronchet, lui, met en scène un loser sentimental, l’éternel Jean-Claude Tergal, dont on suit les aventures au gré de ses bouquins, sketches et film depuis près de vingt ans. Rien à voir avec les winners friqués et autres warriors bling-bling dont il semble que la France de Sarkozy veuille remettre l’archétype au jour.

Là, il s’agit de ce bon vieux Jean-Claude, bobo un peu mou qui se retrouve un beau matin seul sous sa couette en acrylique. Que va faire Jean-Claude, donc ? Il va geindre, casser les oreilles de ses potes avec ses jérémiades, essayer de comprendre, se refaire le film… Et surtout repenser entièrement les relations entre les hommes et les femmes, en général et même un peu en particulier.

Ambitieux, comme thématique ? Carrément. Il est ainsi, Tronchet, quand il aborde un sujet (les bébés, la paternité dans ses deux précédents livres), il y met son mélange unique de quotidien et de dérision qui permet de saisir l’esssentiel en se gondolant. Car, on a omis de vous le dire, ce bouquin est une belle tranche de rigolade, une marrade épatante, une machine à fous rires. On voit d’ici vos préventions : on ne rit pas du malheur des autres. Oui, certes, mais là ce n’est pas si grave. Il n’y a pas mort d’homme, juste la fin d’un couple. En même temps, ce livre dresse de la rupture un tableau si apocalyptique et drôle à la fois qu’on en viendrait presque à oublier que Jean-Claude, comme d’autres, ne demandait pas grand-chose à la vie : juste trouver une femme gentille.

Calembours malvenus.Mais qu’est-ce qu’une femme gentille ? «Les femmes qui font métier d’être aimables» lui semblent un bon exemple. Les jolies coiffeuses qui s’occupent bien de lui ; ou ces beautés qui posaient nues dans Lui ou Playboy (chapitre hilarant : «La femme à poil est gentille»). Manque de chance, la réalité est plus complexe. Et les filles ne supportent pas qu’un gars comme Jean-Claude, pas vraiment canon mais intelligent, les dévisage dans la rue. Comme elles s’énervent de ses calembours (question de fond : pourquoi la femme n’aime pas les calembours). Elles sont – comment dire ? – assez dures, les femmes d’aujourd’hui.

D’ailleurs, deux journalistes expertes en la matière viennent de publier un bouquin édifiant sur le sujet : Pourquoi les femmes font-elles peur aux hommes ?. Un travail sérieux et terriblement actuel. Laurence Dorlhac et Virginie Urbini ont enquêté auprès des jeunes mâles français pour résoudre cette équation impossible. D’un côté, des femmes modernes qui râlent «y a plus d’hommes» ou «j’leur fais peur, ou quoi ?» Et de l’autre, des trentenaires déstabilisés face à celles qui veulent tout à la fois : un mari idéal, un amant performant, drôle et bien payé, un père attentionné…

Hyperamoureuse. Ah si Jean-Claude (et d’autres) avait lu ce livre ! Ils auraient découvert cet intéressant chapitre où l’un des interviewés avoue : «J’ai surtout peur de ne pas du tout comprendre ce qu’elles veulent, elles sont totalement imprévisibles… Aujourd’hui, elles peuvent péter un câble à n’importe quel moment ; un jour, une femme peut être hyperamoureuse, le lendemain, elle peut suivre un autre homme jusqu’au bout du monde.»

Tout l’essai est une suite de situations dans lesquelles les hommes reconnaissent ne plus savoir comment faire ; ils paraissent surpris, ou vaguement vexés de ne plus avoir le dessus. Dans cette course à la performance, on dirait que les femmes ont pris une avance déterminante sur les hommes. Mieux informées, plus fines, plus psychologues (après tout elles lisent plus, il ne faut pas s’étonner si elles en tirent quelque chose), elles prennent les choses en main, tout en regrettant souvent d’avoir à le faire… et du coup de «leur faire peur».

Conclusion incroyable.Bref, rien n’est simple. Il faudrait que les hommes évoluent donc un peu, se renseignent, s’instruisent, se posent davantage de questions, en somme. Et lisent Jessyca Falour. Depuis plus de dix ans, cette Ménie Grégoire moderne répond à des auditeurs sur leurs angoisses, sexuelles ou autres (surtout sexuelles, faut être honnête).

Celle qui anime Sous la couette de Jessyca, sur le Mouv’, a rassemblé son savoir dans un guide étonnant à plus d’un titre. D’abord, il dit tout sur tout de façon nette, directe mais détendue (il aurait calmé bien des malaises de Jean-Claude…). Ensuite, il conduit à cette conclusion incroyable – et peut-être involontaire – que faire l’amour c’est toujours meilleur… quand on s’aime. C’est-à-dire quand on fait attention à l’autre. Vraiment attention. Etonnant, non, Jean-Claude ?