31.08.2009

Le debrief : Grazia

Samedi 29 août, Grazia débarquait sur le marché très encombré, dit-on de la presse féminine. (message personnel aux journalistes : stop aux formules toutes prêtes dans le genre, merci...)

Je ne vais pas vous faire le panorama de la presse magazine en France, certains font ça mieux que moi (Stratégies, L'express, Nouvel Obs...)

Non moi je veux vous donner mon point de vue de lectrice, qui par définition, n'engage que moi ;)

grazia.jpgA priori, je fais partie du coeur de cible du magazine (comme disent les marketeurs) : 30 ans, CSP +, très informée (voir surinformée via le web, les réseaux sociaux) et grande lectrice via mon métier.

Du coup, j'étais très impatiente de voir la sortie de ce nouveau magazine. D'autant que je connais certains membres de l'équipe.... Et alors ??? Suspense...

 

1 La couverture

Le + : le message. Kate Moss, it girl + rebelle + briseuse de codes... une égérie comme disent les marques. Une lanceuse de tendances. Seul hic, Kate on l'a vue et revue, y compris le nez dans la farine...

Le symbole : pas de photo posée, une image dynamique, Kate sort de la voiture (message : attention on débarque !!!)

 

Le - : trop proche à mon goût de la version anglaise, couleurs criardes, accrocheuses, efficaces mais pas vraiment haut de gamme... Alors que l'essence du mag se résume en ce slogan de Carla Vanni (red chef qui chapote les editions internationales de Grazia en Italie) : easy chic

graziauk.jpg


2 L'intérieur

Le concept : un news fashion magazine - comprenez un féminin classique (people, mode, beauté) mixé avec un news. Un express au féminin matité d'un vernis Vanity Fair pour le haut de gamme, ça en jette...

Une alchimie difficile à trouver. Mais sur le papier, le concept est séduisant...

En pratique, la partie news (au debut du mag environ 10 %) est cannibalisée par les pages mode. Dommage...

Sur le ton : impertinent, décalé, pointu mais pas élitiste, autant de mots qui évoquent chez moi un a priori très favorable. Dans la réalité, j'aurais aimé lire des sujets moins déjà vu...Je n'ai pas l'impression de lire un mag différent, comme annoncé... mais bon. C'est bien fait, et c'est déjà pas mal.

Mais je suis convaincue par les sujets signés David Carzon, à la tête du pôle actu.

Mes autres coups de coeur : la chronique de Florence Willaert (mode) et la fashion police (que je musclerai un peu pour ma part) mais l'idée est bonne.

Le carton rouge :

- la page témoignage avec le sujet casse gueule : accro au sexe à cause de meetic ! Alors là je dis non, pas possible.

Sous prétexte qu'on fait de la presse féminine, pourquoi tjrs nous refiler les vieilles recettes : les pages cuisine, témoignage et horoscope. Par pitié, n'en jetez plus...

Nota Bene à l'éditing : par pitié, évitez de nous caser des "hype", "trendy", "tradibranché", "lolitrentenaire" et autres néologismes à toutes les pages.

Bilan

- annoncé comme un titre haut de gamme, j'émets quelques réserves (papier pas vraiment glacé), maquette...

- toutefois pour un premier numéro, il est bien fait, prometteur et son prix alléchant de 1 euros (prix de lancement) devrait convaincre les lectrices de le tester.

- Quant à savoir si Grazia va titiller Elle et son leadership... j'aurais tendance à dire que Grazia n'est pas un concurrent de Elle ni de Gala, plutôt un hebdo sur mesure à destination de la lectrice de Glamour (mensuel) qui n'avait pas son hebdo.

Bonne chance à grazia :)

30.03.2009

La revue de presse pipo télé du 30 mars

 

304-revue-presse-3003.jpgQuadra attitude

Fini la mode des bimbos blondes siliconées ? C'est Télé Star qui le dit cette semaine en une. La revanche des stars de 40 ans (et plus...)
La vie se s'arrête pas à 40 ans, dixit le magazine télé qui dresse un panorama des quadra les plus sexy du petit écran. Car, si les jeunettes de 20 ans peuvent aller se rhabiller, les femmes mûres ne sont pas décidées à ranger leur décolleté !
N'en déplaise à Télé Star, pour certaines actrices, le cap de la quarantaine n'est pas toujours l'apogée du sex-appeal pour certaines actrices. Voyez Heather Locklear, la star de Melrose Place aujourd'hui méconnaissable. Ah les dangers du botox....

Hasard ou coïncidence, Gala consacre cette semaine un dossier aux Stars et à la chirurgie esthétique. Selon le magazine, Jennifer Aniston qui vient tout juste de fêter ses 40 ans aurait déjà dépensé pour 250 000 euros. Un mythe s'effondre !

 

La revue de presse c'est ici

27.03.2009

La presse mag, c'est Dallas !

Gueguerre en vue dans la presse féminine-people

Selon Renaud Revel, Mondadori accuse son concurrent Prisma Presse de plagiat... En cause, les nouvelles formules de Gala, Galastyle, Voici fortement inspirées de Grazia, ou plutôt du projet Grazia actuellement en développement chez l'éditeur italien.

Depuis des mois, Mondadori annonce le lancement - imminent - de Grazia en France. Pendant ce temps, la concurrence prépare la riposte.

ELLE (Lagardere) dont la formule remaniée lancée en juillet n'est pas sans rappeler le Grazia Anglais. Un hasard, bien entendu...

Chez Gala aussi on se prépare. Autrement magazine des célébrités, Gala veut être perçu comme un féminin people haut de gamme (l'équation pour attirer les annonceurs). Du coup, de nouvelles pages mode, mais aussi les Flash Story, un concept directement "inspiré" de Grazia. Un hasard, encore...

 

Si les similitudes sont évidentes, une question se pose : ces concepts sont-ils protégés pour la propriété artistique ? Oui, à certaines conditions...

Quoi qu'il en soit, Prisma et Lagardere semblent avoir réussi leur coup : couper l'herbe sous le pied de la concurrence... avant même sa sortie. Mais c'est sans compter sur l'intelligence des équipes françaises de  Grazia. Plus qu'un mix des éditions existantes du magazine, Le Grazia français aura une véritable identité...  Enfin on l'espère

Voyez plutôt l'article de Renaud Revel

Conflit Mondadori-Prisma.

Renaud Revel

GALA.jpggrazzia.jpgLe service juridique du groupe de presse et d’édition Mondadori (éditeur de Closer, FHM, Téléstar…) vient d’adresser une lettre de mise en garde à la direction des magazines de son concurrent Prisma Presse. Objet du conflit: de nombreuses similitudes de forme et de fond relevées entre le projet de magazine Grazzia, actuellement en préparation chez Mondadori et les nouvelles formules de Gala, Voici et le Galastyle, le supplément mode-beauté de Gala fraîchement débarqué en kiosque. Dans son courrier le groupe Mondadori liste toute une série de similitudes, dont une page inspirée, selon le groupe italien de la version anglaise de Grazzia. (photo ci-dessus). Et s’étonne que certaines rubriques du numéro test de Grazzia France aient été pour ainsi dire dupliquées par son concurrent. Des accusations que réfute en bloc l’un des dirigeants de Prisma interrogé ce matin sur la question, qui s'indigne de teles accusations.

10.09.2008

Presse féminine, presse people : la fusion en marche ?

Avec plus de 12 millions de lecteurs par semaine, la presse people a le vent en poupe. Côté recettes publicitaires, des hebdos comme Elle ont encore une longueur d'avance face aux recettes pub de la presse people (des marques de luxe telles que Chanel, Dior... hésitant à voir leur marque associée à un Voici ou un Closer) mais avec des hebdos haut de gamme comme Gala qui proposent en plus de l'actu people des dossiers beauté, mode, la presse féminine voit apparaître une concurrence, tant en termes de diffusion que de recettes publicitaires

C'est d'ailleurs ce que déclarait Stéphane Haitaian, éditeur de Closer dans Stratégies : Concurrence entre magazines people et titres féminins

Dans la presse magazine, la confusion des genres est à son comble. Ainsi, désormais, tous les titres people revendiquent le fait de se voir aussi comme des féminins. « La presse people devient féminine et généraliste, explique Stéphane Haitaian, de Closer. L'achat du titre doit satisfaire à toutes les exigences de lecture. » Cet hebdomadaire du groupe Lagardère a d'ailleurs lancé, le 27 juin, une nouvelle formule, avec un renforcement des rubriques mode et beauté. Un moyen de satisfaire le lectorat, certes, mais aussi d'attirer de nouveaux annonceurs, jadis rétifs à annoncer dans les pages des magazines people. Et d'être compétitifs. « La vraie concurrence n'est pas du côté des news magazines. S'ils arrivent à décrocher des interviews de Carla Bruni, on sait qu'ils n'iront jamais sur le terrain des purs people. Les magazines féminins sont nos vrais rivaux », explique Nicolas Pigasse, directeur de la rédaction de Public. Une guerre en dentelles qui devrait s'intensifier avec l'arrivée respective, à l'automne prochain, puis début 2009, de deux nouveaux féminins : Grazia (chez Mondadori) et Look (groupe Marie Claire). Ce dernier est un subtil mélange, ayant fait ses preuves outre-Manche, de mode pointue et de sujets sur les célébrités les plus « trash »...

Face à l'érosion de ses ventes, tous les mag féminins ou presque (sans meme parler de la presse télé) ont pris le virage du people. EN couverture de Elle, Femme Actuelle et co, les stars ont remplacé les mannequins... On se rappelle aussi de Isabelle Adjani en Une de l'Express pour illustrer un dossier sur l'infidélité. Alors effet de mode ?

$ Le people est-il l'avenir de la presse féminine ?

$ Ou au contraire le signe d'un manque de créativité de cette famille de presse qui depuis le succès de GLAMOUR relancé en 2003, n'a pas proposé grand chose...

$ autre option, le people n'est-il qu'un angle parmi d'autres pour renouveller ses sujets maronniers : minceur, beauté, mode, psycho... ?

 

 

 

Web et papier, synergie ou concurrence ?

Un article que je vous conseille sur Stratégies

A noter, les commentaires intéressants de Pierre Garbownik qui parle de marque au-delà de la thématique people

Presse people

L'union sacrée du Web et du papier glacé

Les sites des magazines people travaillent aujourd'hui les synergies avec les éditions print grâce à des rédactions spécifiques, des contenus enrichis, de l'interactivité et des services.

Non, la presse people ne craint plus, tel un Cronos dévorant ses enfants, d'être cannibalisée par ses propres sites. « Nous avons dépassé ce stade », lance Pierre Garbownik, directeur Internet de Voici et Gala. Pour preuve, les portails des quatre grands titres people affichent désormais une matière enrichie et sont gérés par des équipes spécifiques de trois ou quatre journalistes. Simples sites compagnons jusqu'en 2007, voici.fr et gala.fr offrent désormais des ­contenus originaux. « Il ne s'agissait pas de créer des sites people, mais de décliner nos marques sur un nouveau support », explique Pierre Garbownik. « Public.­fr, qui existe depuis 2004, réunit désormais une vraie communauté », constate Nicolas Pigasse, directeur de la rédaction du titre. Chez Mondadori, on planche sur un remaniement de closermag.fr pour l'été 2008, alors que le futur parismatch.com pourrait faire la part belle à l'info people. Objectif commun : un nombre de visiteurs uniques digne des chiffres de diffusion papier.

Passerelles

Comment assurer une complémentarité avec le print ? D'abord en misant sur le temps réel. Les sites assurent une veille quotidienne de l'info people. Avec le risque qu'il n'y ait plus rien à dire dans le magazine ? Que nenni ! Le modèle Internet restant gratuit, c'est toujours sur le papier glacé que les exclusivités sont publiées, comme les photos des bébés d'Angelina Jolie. Et puis, il y a les rubriques mode et femmes, de plus en plus développées.

« Nos tests le montrent : l'attachement des lecteurs au papier glacé est toujours d'actualité. Ceux qui surfent le plus sur nos sites sont d'ailleurs les plus gros acheteurs du magazine ! », note le directeur de la rédaction de Public. Pas de compétition directe entre print et Web, donc. « Lire un magazine people, c'est un moment de détente que les lecteurs ne remplacent pas par le Web », analyse Pierre Garbownik.

Sur la Toile, on vient plutôt chercher l'interactivité et les services. « Le site voici.fr rassemble une communauté autour des valeurs de la marque : le "fun", l'approche ludique, le ton décalé », détaille Pierre Garbownik. « Valérie Bègue doit-elle démissionner ? », « Le cas Britney » : autant de forums nourris au quotidien. « Les conseils minceur du coach virtuel offerts par closermag.fr fonctionnent aussi très bien », se félicite Stéphane Haitaian, ­directeur d'édition de l'hebdomadaire.

L'autre atout du Web est évidemment la vidéo. Public en a été le pionnier, avec Public TV : « Nous produisons un journal de 6 minutes quotidien, 100 % people, qui est vendu à Filles TV. Une émission sur les "buzz" My Space pourrait bientôt voir le jour, en partenariat avec le site communautaire », explique Nicolas Pigasse. Sur Closer TV, on trouve les coulisses des « shootings mode » ainsi que des conseils de coach. « Le nouveau site développera la production de sujets beauté », affirme son directeur. Et Voici rattrape son retard : « Nous avons un projet de studio télé intégré, qui permettra de réaliser des tournages en plateau », annonce Pierre Garbownik. Chez Gala, on planche également sur des vidéos de services et de conseil.

Si print et Web prennent chacun leurs marques, les passerelles entre les deux supports sont essentielles. « Pour l'instant, c'est surtout le print qui renvoie vers le Web. Mais, pour Cannes, par exemple, nous n'avons envoyé qu'une équipe de public.­fr, qui nourrissait aussi les pages du magazine », raconte Nicolas Pigasse. Sur le site de Voici, la rubrique « Légendez vos photos » propose aux internautes de rédiger leurs propres légendes décalées. « Les meilleures d'entre elles sont publiées dans le magazine », précise Pierre Garbownik.

Des interactions qui permettent aussi de maintenir l'unité de ces marques de presse. « Closer et closermag.fr, c'est une même ligne éditoriale et un même concept de féminin people », affirme Stéphane Haitaian. Comment s'assurer que les valeurs restent les mêmes ? « En ayant une équipe commune, qui soit garante du ton Public », explique Nicolas Pigasse. Même stratégie chez Closer : « Notre rédaction Web travaille au sein de la rédaction print et la même équipe marketing s'occupe des promos du magazine et du site. » Une même force pour deux supports.

Yoanna Sultan-R'bibo

Presse people

Un portail « entertainment » pour Lagardère

Depuis mai, Lagardère a lancé un portail Internet de divertissement, qui sera en chantier jusqu'à la fin de l'année. L'idée ? Créer un positionnement multi-thématique, à partir de cinq marques du groupe : Première, qui portera le portail, MCM, Télé 7 jours, Pariscope et, enfin, Public. « À l'heure du "snacking", il faut donner de l'info à picorer à l'internaute », explique Thomas Kouk, éditeur de ce portail entertainment. Public.fr en assurera le volet célébrités : « Cette marque devrait attirer un public " girly " qui consomme autre chose que du people », poursuit-il. Une stratégie de mutualisation de contenus pour attirer les annonceurs sur le Net.

Peut-on encore innover en presse féminine ?

C'est la question qui agite les annonceurs et les éditeurs de presse depuis quelques mois. Après l'échec de JASMIN, la fermeture de ISA, Bien Dans Ma Vie, c'est la famille de la presse féminine qui se retrouve sur la sellette. 2009 sera assurément l'épreuve du feu : pour Grazia (lancé au 1er trimestre 2009 par Mondadori) et Look (en gestation chez Marie-Claire), les enjeux sont énormes : 25 M d'euros investis pour le premier...

Mondadori va-t-il réussir une nouvelle fois le coup de Closer qui a dynamité le marché de la presse people en devenant leader en à peine 3 ans ? Est-il encore possible d'innover en presse féminine, de se réinventer ?

Premier indice : Femmes, le magazine haut de gamme CSP +++ à destination des quadra huppées de Prisma Presse. 1ers résultats décevants : une diffusion sous les 200 000 ex et surtout des annonceurs qui peinent à venir : à peine 15 p de pub dans le numér spécial mode de la rentrée...

Et l'avis des lectrices est mitigé : rien de transcendant... du déjà vu, une maquette austère, inspirée du Harper's Bazaar et de Vanity Fair.

Un mauvais coup pour Prisma qui souhaiteait conquérir le marché du luxe avec le dévissement de Femme Ac (qui est passé sous la barre des 1000 000 de lectrices hehdomadaires)

Réponse dans quelques mois...

 

Si la presse va mal, c'est à cause de la concurrence du web pensez-vous ? Pas si simple...

Même si les budgets pub délaissent la presse et la télé pour le web, les sites féminins ne sont pas au mieux.

Premier exemple :  l'action en bourse de Auféminin.com se casse la figure

2nd exemple : la stratégie média Meetic - qui vient de lancer le portail féminin 2.0 - ne convainct pas les investissuers... il semble que le temps des portails généralistes ait fait son temps. Mauvaise nouvelle pour ces sites comme Elle.fr, Femmeactuelle... tous construits sur le modèle du grand frère leader Auféminin. Des rubriques classiques : Beauté, Mode, Régime... des marroniers... bref rien de nouveau sous le soleil. Une resucée, pour ne pas dire une pale copie de leur support papier.

Y a-til des raisons d'espérer ?

OUIIIII à condition de proposer une nouvelle offre. Car du dynamisme il y en a sur la toile : pour preuve les bloggeuses comme Caroline Daily, Deedee, Penelope Bagieu et ses copines réunies au sein du Nuage des filles...

L'autre voie, c'est celle des sites comme TERRA FEMINA et Toutpourlesfemmes.com : des sites qui proposent une autre approche. Je vous conseille tout particulièrement Terra femina. A sa tête des femmes d'influence pour une offre éditoriale et des bonnes idées. Ici on ne parle pas de régime, de mode... les créatrices tentent autre chose. Le pari est osé...

Parmi les bonnes idées : le site change le midi, pendant la pause dej et propose aux working girls des sujets ludiques ; le soir, place à une autre ambiance : le site se pare d'un bleu nuit apisant.

A l'instar de Femmes, Terra femina vise la cible des femmes de 40 ans et plus : de quoi séduire les annonceurs luxe ? pas étonnant à voir la dream team à la tête de ce nouveau site : des femmes d'influence.

 

05.09.2008

Closer, mag people N°1

Closer supplante VOICI

3 ans seulement après son lancement, Closer est le N° 1 des mag people

 

Etre Closer ou Voici, c'est un peu comme être rive droite ou rive gauche, gros rouge ou champagne... 2 écoles, 2 styles de vie. Moi je reconnais être de l'école Voici : les titres, ses articles aussi vides que la mer morte mais un art consommé de la "broderie" autour de rien, ou pas grand chose... Voici, c'est le people 2nd degré...

Avec l'apparition de Closer, la presse people a changé : Closer c'est Ségolene en maillot, de la cellulite...

 

 

Voir l'article de Challenges

 

"Closer" devient le numéro 1 des magazines people

Une de
(c) Sipa Une de "Closer"

LE magazine Closer, qui a atteint 513.000 exemplaires en diffusion payée en 2007-2008, devient le leader de la presse féminine people, devant Voici et Public. C'est la première fois que l'hebdomadaire du groupe Mondadori, lancé en juin 2005, dépasse les 500.000 exemplaires, avec un record à 800.000 le 2 août. Ce samedi-là, la couverture présente les stars de l'été en vacances ainsi que Flavie Flament enceinte, Carla Sarkozy et Céline Dion. Un numéro vendu au prix promotionnel 0,99€ au lieu de 1,40€.

La croissance de la diffusion payée de Closer, qui a lancé une nouvelle formule "plus mode et plus people" en janvier, a atteint 22% en 2007-2008 dans un secteur très disputé. Son audience (AEPM) atteint 3.598.000 lecteurs, en hausse de 17% sur un an. Closer cible un lectorat féminin entre 25 et 49 ans et son positionnement particulier tient à ses quatre parties: l'actualité people, les histoires vécues, la mode et le shopping et enfin les programmes de télévision. Son lancement, il y a trois ans, se voulait une riposte à l'arrivée des quinzomadaires TV du concurrent Prisma Presse, TV Grandes chaînes et Télé 2 Semaines.
Closer s'est fait un nom avec des couvertures d'actualité mettant en scène des personnalités politiques. Des photos de Ségolène Royal en maillot de bain, durant l'été 2006, aux clichés de François Hollande, l'été suivant, avec une femme présentée comme sa nouvelle compagne. En décembre, le magazine était le seul journal présent à Disneyland lors de la première sortie publique de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni.

12.07.2008

Presse féminine : stop ou encore ?

Presse féminine, toujours plus haut

Par Jonathan BOUCHET-PETERSEN
Le Journal du Dimanche
>> La presse ne va pas aussi mal que ça. Deux tiers des Françaises ont lu au moins un magazine féminin l'an passé. Avec plus de cent titres et 20 millions de lectrices, ce segment est le plus important de la presse française. Et il se porte bien, dans un marché morose. En 2007, ce secteur a glané 874 millions d'euros de chiffre d'affaires auprès des annonceurs.

Cette année-là, l'hebdomadaire Elle a vendu en moyenne 372 630 exemplaires, le mensuel Marie Claire, 480 538, Cosmopolitan, 401 040, Glamour, 362 504, Biba, 263 420. Un an après l'arrêt de Jasmin, le groupe Prisma Presse a lancé Femmes. Avec un positionnement plus haut de gamme que la moyenne du secteur, ce mensuel pour lequel le groupe consacre 10 millions d'euros de budget sur deux ans a vocation à séduire les femmes de 40 à 50 ans.

"Le premier numéro s'est vendu à 215 000 exemplaires, un résultat supérieur à nos prévisions, se félicite Fabrice Boé, le président de Prisma France. La diffusion devrait se stabiliser à 100 000 exemplaires d'ici la fin de l'année et l'équilibre devrait être atteint comme prévu dans les trois ans." Après Andie McDowell et Carole Bouquet (voir le daté juillet-août, vendu 2,90 euros), Inès de la Fressange fera la couverture du troisième numéro de ce magazine sans "équivalent en France", selon Boé.

"Il est intéressant de voir s'il y a un marché pour un tel mensuel, mais Femmes s'attaque à un lectorat trop restreint pour nous", note Ernesto Mauri, directeur général de Mondadori France, le troisième éditeur de presse magazine dans l'Hexagone, derrière Prisma et Lagardère Active (propriétaire du JDD et de son supplément Version Femina, leader absolu avec 9 millions de lectrices par semaine). Sa priorité est le lancement à la rentrée de la version française de l'hebdomadaire Grazia, vendu à 230 000 exemplaires en Italie (200 000 en Grande-Bretagne). "Il s'agira de la 15e édition lancée en quatre ans, c'est formidable", s'enthousiasme L'éditeur italien, qui investit 25 millions d'euros dans cette aventure, où les pages actualité, people et mode auront une place de choix à la différence des sujets psychologiques.

Les groupes Marie-Claire et Lagardère Active ne devraient pas rester inactifs. Des projets sont dans les tuyaux de part et d'autre. Après le lancement de Very Elle (deux numéros par an), la contre-attaque pourrait venir d'un nouveau lancement ou du renforcement, par exemple, de l'offre éditoriale de Public comme c'est à l'étude chez Lagardère.

La presse télé est-elle morte ?

 7avril-tele-7.jpg

Alors que la presse people se porte au mieux, la presse télé suffoque depuis 2004 et l'apparition des Quinzomadaires : ces mag comme Télé 2 Semaines qui réunissent 2 semaines de programme...

Alors que Voici - le mag people "ami" des stars - s'apprête à lancer son cahier Télé à la rentrée et que CLoser réunit déjà 3 mag en 1 : people/féminin/télé, la presse télé peine à renouveler son lectorat : la faute à un lectorat vieillisant, à la concurrence du Web et de blogs spécialisés médias comme celui de JM Morandini ou Ozap (racheté par M6) 

Qui achète encore un mag télé ?

A part les plus agées, abonnés à leur Télé 7 Jours depuis des années, les jeunes n'achètent pas de mag télé ; et pour cause. Les prog télé sont disponibles sur le web, coté indiscrétions : on les trouve en temps réel sur le net

Ah si j'oubliais une chose : on achete les mag télé pour lire les itw passionnantes de Ingrid Chauvin ou Natacha Amal 

 Tt cela amene les éditeurs a se poser la question suivante : quel sera le mag télé de demain ? 

Une question essentielle si la presse télé ne veut pas mourir ! 

 

La presse télé
freine l'érosion de ses ventes

Marie-Laetitia Bonavita
03/06/2008 | Mise à jour : 17:33 |
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Ces magazines pèsent 810 millions d'exemplaires par an. L'audience globale a augmenté en 2007.

Les éditeurs de magazines de télévision espèrent avoir mangé leur pain noir. Selon les dernières déclarations déposées à l'OJD, organisme de contrôle de la diffusion de la presse en France, la baisse de la diffusion de leurs titres s'est une nouvelle fois amortie. Au premier trimestre, les diffusions (France payées) de Télé Poche et Télé Star (Mondadori) et Télé Loisirs (Prisma Presse) ont reculé dans une fourchette de 3 à 5 %. Celle de Télé 7 jours (Lagardère) affiche une baisse de seulement 1,5 %. Le leader (hors suppléments des quotidiens, tels TV Magazine), Télé Z, propriété de la famille d'Epenoux de Ruffier, limite le repli à - 2,6 %.

Tous ont encore en tête l'électrochoc de 2004, avec le lancement par le groupe Prisma Presse (Gala, Femme actuelle, Geo, Voici…) des quinzomadaires Télé 2 Semaines et TV Grandes Chaînes. La diffusion (France payée) d'hebdomadaires confortablement installés dans le secteur comme Télé 7 jours, Télé Loisirs ou Télé Star a chuté de 18 % en 2004 et de 8,5 % en 2005. Ce repli s'est stabilisé en 2006 (- 4 % pour ces titres) et en 2007 (- 3 %).

Le séisme provoqué par les quinzomadaires a été suivi d'un recul des recettes publicitaires. La famille de la presse télévision a ainsi vu sa pagination publicitaire refluer en 2007 d'environ 9 %, selon l'institut TNS Media Intelligence.

 

Reprendre l'initiative

À l'origine de cette baisse : l'ouverture de la publicité télévisée à la distribution. «La part affectée par ce secteur annonceur à la presse magazine télé a reculé de 27 % en pagination», souligne Pascal Traineau, directeur délégué, en charge notamment de Télé 7 Jours et TV Hebdo (Lagardère). «Les quatre premiers mois de cette année s'annoncent aussi difficiles. Au premier trimestre, nos recettes publicitaires enregistrent un recul de 10 %», renchérit Ernesto Mauri, directeur général de Mondadori France.

Les éditeurs sont bel et bien décidés à reprendre l'initiative. «Nous offrons aux annonceurs des offres publicitaires jumelées entre nos titres de télévision et people. Par ailleurs, nous serrons au maximum le prix de revient de nos pages, en faisant attention par exemple à ne pas multiplier les photos», reconnaît Philippe Labi, éditeur du pôle féminin, people, actualités et télévision de Prisma Presse. Mais la grande bataille porte sur la diffusion. Pour attirer le lecteur, chaque éditeur propose, au-delà de son magazine, des séries de DVD et des encyclopédies en tous genres. «Nous avons réalisé 7,5 millions d'euros de chiffre d'affaires de “plus produits” vendus avec les magazines de télévision», indique Pascal Traineau. «Si la famille de la presse TV est arrivée à maturité, elle reste toutefois un média puissant», admet Virginie Jambry, directrice du département presse internationale de MPG (Havas). La presse télé pèse 41 % de la diffusion de la presse magazine en France, soit plus de 810 millions d'exemplaires payés par an. Son audience globale a gagné 0,6 % l'an dernier.


La guerre du people

 

 Eh oui, cela faisait un petit moment que je n'avais pas posté, la faute à une actu chargée (voir une prochaine note) mais cet article du Fig m'a donné envie de reprendre la souris

Voici, Public, Closer... Chaque semaine 12 M de lecteurs feuilletent - voire lisent ? - un de ces magazines people. Face à ce succès - unique dans la conjoncture assez morose de la presse - de nouveaux venus essaient de dévorer leur part du gâteau : Oops, Star System arrivent sur le marché.

 Mon avis sur Oops : Oops se veut iconoclaste, culotté, mais franchement, on sent l'absence de moyens (peu de photos, dont la plupart déjà vues ailleurs. Coté textes, ce n'est pas ça non plus :  des légendes assez débiles. Côté forme, la déception aussi : une maquette assez cheap (réservée aux - de 15 ans ? on croit relire le OK magazine ou Miss Star Club du temps de notre pré-adolescence), et une périodocité (bimensuel) expliquent cette impression de déjà vu

Petite question : qu'est-ce que ces magazines peuvent apporter de plus ?

Autre question, alors que les leaders du genre sont bien installés en matière de presse écrite, il n'y a pas à ce jour de leader sur le web : les sites des marques Gala (800 000 visiteurs uniques), ou Voici arrivent loin derrière Purepeople : + 1 M de visiteurs uniques en 5 mois à peine

 

 

Qu'est-ce que les éditeurs attendent pour créer en ligne un Auféminin du People ?

 

A bon entendeur...  Je vous invite à aller consulter la rubrique people du site Magénération : www.mageneration.com/people

 

A lire cet article du Fig 

La guerre redouble dans la presse people

Philippe Larroque
11/07/2008 | Mise à jour : 20:58 |
Commentaires 3
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Le créneau des «people» est porteur. En 2007, plus de 142 millions d'exemplaires ont été écoulés, selon l'OJD. L'an dernier, la diffusion payée a progressé de 8,3 %.
Le créneau des «people» est porteur. En 2007, plus de 142 millions d'exemplaires ont été écoulés, selon l'OJD. L'an dernier, la diffusion payée a progressé de 8,3 %. Crédits photo : Le Figaro

Les titres «Star System» et «Célébrité Magazine» se lancent à un moment où les ventes battent des records.

L'intimité des gens célèbres fait vendre. En dépit de l'échec début 2007 de l'hebdomadaire Bon Week de l'allemand Bauer, deux éditeurs indépendants partent aujourd'hui à l'assaut d'une famille de presse dominée par les groupes Lagardère, Prisma Presse et Mondadori. Le premier d'entre eux, Hervé Pointillart, ancien président du quotidien 20 Minutes et fondateur du féminin gratuit Femme en ville, va lancer dans les kiosques du réseau NMPP le magazine people Star System au prix de 1,90 euro. Le second, Robert Lafont, fondateur du Groupe Entreprendre, lance dès samedi le bimestriel Célébrité Magazine (4,50 euros).

Star System n'est pas à proprement parler une création pure. Il est la prolongation du mensuel payant Stars & Astuces diffusé depuis février dernier exclusivement dans les boulangeries. Une première pour un magazine people ! Ce titre va donc disparaître pour renaître sous le nom de Star System. «Nous profitons de l'été, période faste pour les ventes des magazines people, pour améliorer le concept, changer de périodicité et de canal de distribution», explique Hervé Pointillart. Pour ce lancement, l'homme de presse s'est associé à Guillaume Salabert, le fondateur de Cibléo, et aux business angels Les Chevaliers d'entreprise. Quinzomadaire de 100 pages consacrées aux people et à de l'information pratique féminine, Star System comportera aussi des programmes télé.

 

Équilibre financier dans un an

Discret sur le budget de lancement de son magazine, Hervé Pointillart vise, sur un tirage de 200  000 exemplaires, une diffusion de 120 000 à 150 000 numéros cet été et l'équilibre financier dans un an. Cet objectif de vente est nettement plus ambitieux que celui de Célébrité Magazine. Robert Lafont espère vendre 30 000 à 40 000 numéros pour une mise en place de 90 000 exemplaires. «Célébrité Magazine, qui se positionne sur le haut de gamme avec de grandes sagas, doit s'installer dans la durée» , précise l'éditeur. Preuve du dynamisme de ce segment de presse, le quinzomadaire Oops !, créé en mars par Captain Eo Productions, vient de déclarer à l'OJD, l'organisme de contrôle de la presse, une diffusion payée de 290 000 exemplaires le premier mois. Il vise une moyenne de 200 000 ventes.

.Source le FIG

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