23.07.2008

La guerre du people se déplace sur le net

Depuis l'apparition sur le marché de la presse people d'un nouveau venu, CLOSER, il y a 3 ans, la concurrence est de plus en plus rude sur ce segment de la presse : PUBLIC, VOICI, CLOSER... sont lus chaque semaine par 10 M de personnes... Décriée il y a quelques années, la presse people a quitté les salons de coiffure... L'image de "presse de caniveau" qui lui collait à la peau étant en train de changer

Et si de nouveaux magazine, Star System, Celebrity Magazine sont récemment arrivés sur ce marché déjà très encombré, la concurrence vient désormais du web. Ainsi VOICI a refait son site au printemps dernie, faisant suite à l'apparition de Gala (l'hebdo glamour des gens célèbres) sur le web. En attendant une nouvelle version du site de PUBLIC (lagardere),  C'est au tour de Closer (MONDZDORI) de proposer aujourd'hui une nouvelle version de son site : au programme, le premier site féminin people annonce la redactrice en chef Laurence Pieau. A y regarder de plus près, rien de révolutionnaire : des news people, des videos vues un peu partour, et un versant féminin affirmé : relooking, look de star.... brefune transposition du magazine papier. Laissons quelques mois à ce site, histoire de voir s'il va réussir à se démarquer du magazine pour apporter des contenus exclusfs et complémentaires.

Surtout, meme si les marques VOICI, CLOSER, GALA sont présente sur le net,  aucun de ces 3 n'est parvenu à devenir le site référent en matière de people. C'est en effet un pureplayer, PUREPEOPLE.COM dirigé par un ancien de VOICI : Dominique Cellura (tiens tiens..) qui tire la dragée haute à ses concurrents. Les résultats sont là : 1, 2 M de visiteurs uniques en seulement 7 mois d'existence. La recette du succès : un site bien conçu, 70 news par jour, des photos exclusives de paparazzi et des videos exclusives.

 

Bref, si jusqu'à présent les mag papier ne souffraient pas de la concurrence du web, avec l'apparition de  sites qui utilisent les memes recettes (scoops, photos exclu, paparazzades...) les choses risquent d'évoluer. Reste toutefois la question des procès... un coût qu'à ce jour aucun site web n'est en mesure d'assumer

Pour celles et ceux qui en ont ras le bol de lire les memes news people plus ou moins trash,je vous invite à visite la rubrique PEOPLE du site mageneration.com. Au programme : des enquêtes, un décryptage du phénomène, la chronique de Stéphane Bern... Notre désir : parler de people intelligemment, sans se prendre au sérieux. 

Chaque semaine, retrouvez la revue de presse people : toute l'actu people vue à travers le prisme de notre regard décalé... et subjectif ! 

 

Lire cette interview de Stéphane Haitaian, éditeur de CLOSER, dans le cadre de la semaine de presse magazine

 

"On n'est pas là pour casser les stars"

  

Stéphane Haitaian, directeur d’édition de Closer, dont la version française connaît un succès considérable depuis 2005, fait la lumière sur la stratégie de positionnement du magazine britannique dans l’hexagone et la « pipolisation » de la presse française.

 

Preniez-vous un gros risque en exportant un magazine britannique à sensation en France, où la presse tabloïde anglaise est vue d’un mauvais œil ?
Oui, c’est sûr, et on commis des erreurs au lancement. Au départ, on s’est contenté de calquer le modèle britannique et on s’est vite rendu compte que c’était un frein au développement du magazine. On est passé de sujets sensationnalistes à des thèmes d’actualité, de société, comme la maternité, par exemple. Finalement, il n’ y a plus beaucoup de points communs avec le magazine d’origine. Par contre on se rapproche des féminins français. Je dirai que Closer a dépassé l’étiquette « people », aujourd’hui c’est le deuxième magazine féminin après Femme Actuelle.

 
Closer et la presse people en général sont-ils menacés par le développement du numérique ?

  Il reste encore quelques barrières concurrentielles sur lesquelles nous sommes avantagés par rapports au web. Les magazines comme Closer publient des articles et des photos qui nécessitent de l’investigation et donc des réseaux dont les supports purement en ligne ne bénéficient souvent pas. Il y a aussi l’aspect législatif. La presse people est souvent la cible de poursuites judiciaires coûteuses qu’un support web ne pourrait pas assumer. La presse papier offre encore une vraie valeur ajoutée.
 

On parle de plus en plus de « pipolisation » de la presse en France. Qu’est ce qui distingue la presse people française des autres pays ?

  Il n’y a pas de distinction nette. On est en train de suivre l’exemple de la Grande-Bretagne, avec quelques années de retard, à la seule différence qu’on a moins tendance à se moquer des stars en France.  Avec l’émergence de la nouvelle classe politique, les newsmags sont aussi en train de franchir le pas et de se « pipoliser ».

 
…c’est l’effet Nicolas Sarkozy ?

  Il est certain que la campagne présidentielle de l’année dernière a entraîné une médiatisation souvent voulue, au départ, par les politiques. Après c’est devenu difficile d’arrêter le phénomène. La presse quotidienne n’y échappe d’ailleurs plus. Il nous est arrivé de réaliser le même sujet qu’un journal, avec la même photo et d’être les seuls à être attaqués en justice.

 

21.07.2008

La revue de presse du 21 juillet

Valérie Bègue qui enterre la hache de guerre avec Geneviève de Fontenay, Les bimbos de la télé-réalité, le match Ingrid Chauvin / Natacha Amal et bien plus encore... Tout cela est dans la revue de presse sur Magénération.com

 

 

13.07.2008

Presse/WEb, synergie ou concurrence

Un article intéressant pour vous faire une idée...

 

Un discours plein de bonnes intentions, mais des réserves

- le modele economique web encore insuffisant : à ce jour le print rapporte de l'argent, pas le web

- si la generation actuelle est attachée au papier, qu'en sera t il demain ?

 - la question de l'organisation des equipes de journalistes : print/web

... et donc des droits d'auteur ! (avec la syndication de contenus, id est la revente de contenus pour un autre support, les journalistes ne sont plus propriétaires de leur écrits, et ne sont pas payés pour ces utlilisations secondaire. D'où la colere des journalistes du JDD et Match 

 

 

Fabrice Boé : « La presse magazine doit se décliner sur plusieurs supports »



Le groupe Prisma Presse lance un nouveau magazine féminin : « Femmes » (1). Pour Fabrice Boé, successeur d'Axel Ganz à la tête du groupe, la presse écrite a de beaux jours devant elle

La Croix : Vous lancez cette semaine un nouveau féminin, Femmes. Le marché de la presse féminine n’est-il pas saturé ?

Fabrice Boé : On a toujours l’impression qu’il l’est. Or, dans ce domaine comme dans d’autres, il y a moyen de proposer un nouveau titre pour un nouveau public. Notre cible est précise. Nous nous adressons aux femmes de 40/45 ans qui recommencent à penser à elles après avoir beaucoup donné aux autres. Elles arrivent à un âge où elles peuvent prendre du temps pour elles, où elles évaluent leur vie familiale et professionnelle, où elles peuvent entreprendre des virages, des choses nouvelles, des ruptures. Il n’y a pas de magazines qui s’adressent spécifiquement et dans les moindres détails à ces femmes nées un peu avant 1968.

Quel est l’archétype de la femme pour votre magazine ?

Andie MacDowell ou Carole Bouquet : des femmes à la féminité sereine, non provocatrice.

Vous avez été le directeur de L’Oréal Paris France, de Lancôme International, d’Hermès International… Votre magazine n’est-il pas un très bel écrin marketing pour les marques du luxe ?

C’est d’abord sa directrice de la publication, Marie-Claire Pauwels, qui a conçu Femmes. Cependant, il est vrai que Femmes est parfaitement adapté aux grandes marques du luxe. Les annonceurs trouveront dans nos pages les clientes qu’ils recherchent. Avec ce nouveau titre, nous entrons dans le segment de la presse de luxe.

Quels sont les titres que vous seriez prêt à racheter ?

Nous venons d’acquérir Bien dans ma vie et nous aurions pu être candidats pour le rachat d’Art & Décoration et Maison & Travaux… mais Lagardère Active a mis sur la table une offre trop importante.

Développer vos titres, c’est investir dans le Web ?

La presse écrite est contrainte de repenser son modèle économique. Le titre doit se penser comme une marque qui peut se décliner sur plusieurs supports : le papier, le Net, la téléphonie mobile… Tous ces secteurs ne sont pas concurrents, ils puisent à la même source – l’information et les contenus journalistiques – mais en proposent un traitement différencié, spécifiquement adapté au médium utilisé. Le Web révolutionne toute la presse. Pour nous, la question n’est plus : Faut-il y aller ? mais : Comment y aller ? Tous les titres de Prisma se déclinent sur le Web et tous nos journalistes ont suivi une formation multimédia. Écrire, faire du son, des images : chaque volontaire deviendra polyvalent. Toutes nos rédactions sont équipées de caméras numériques et nous allons bientôt avoir notre plateau d’enregistrement. Aujourd’hui, un journaliste qui ne se prépare pas à cette révolution limite son avenir dans la profession.

Ne craignez-vous pas, à terme, que le site Web cannibalise la version papier du magazine dont il est issu ?

Je ne crois pas. Le papier a des qualités propres qui sont irremplaçables : le toucher, le grain, la facilité avec laquelle on peut le transporter, le rendu des photos. Il y a un vrai plaisir et une vraie « praticité » pour le lecteur à tenir dans ses mains un magazine. Du point de vue du traitement de l’information, le site joue la carte de l’immédiateté, de la réactivité. C’est aussi un média « participatif ». Le magazine s’inscrit plus dans la distance avec l’information, le recul, le dossier complet, le soin apporté à sa maquette. Mais un site peut à la fois être dans l’immédiateté et mettre en ligne des dossiers complets. De sorte qu’il sera toujours plus actualisé que le magazine et pourra être aussi fouillé que lui, voire plus. Sans compter la pression des concurrents qui proposeront toujours sur le Web ce que l’autre ne fait pas encore. Si effectivement la concurrence entre les sites va nous obliger à toujours proposer plus sur le Web, je ne crois pas pour autant à la fin de la presse écrite. Rien ne remplacera la qualité d’un magazine papier.

Amateur de culture, boulimique de lecture, n’avez-vous pas l’impression de vous dévoyer en publiant des titres comme Gala, Voici ou VSD ?

Pas du tout. Ces magazines informent en distrayant les lecteurs sur la vie des gens connus, des personnes qui nous gouvernent. Je ne vois pas ce qu’il y a là de condamnable. De tout temps, les hommes ont été intéressés par la vie réelle des puissants, des célébrités. Nous répondons à cette demande sans rougir. Nous avons le droit de connaître la manière de vivre de nos élus. La personne qui partage la vie quotidienne de Nicolas Sarkozy a forcément de l’influence sur lui, sur sa politique, sur sa manière d’exercer la présidence de la République.

Le droit de tout savoir ?

En France, le dispositif législatif protégeant la vie privée et le droit à l’image est l’un des plus contraignants du monde. Nous sommes très en retard sur ce plan. Tout dire nous expose à des poursuites.

Si vous pouviez le faire librement, le feriez-vous ?

Oui, dans les limites que nous nous fixons aujourd’hui : ne pas parler des personnalités politiques en période électorale, de manière à ne pas influencer les votes ; ne pas parler des enfants et ne pas évoquer des comportements condamnés par la loi et, bien sûr, ne donner que des informations véridiques.

Prisma est le premier groupe de presse à avoir lancé des magazines people en France. N’avez-vous pas l’impression de proposer un nouvel opium du peuple ? Opium qui contamine toute la profession ?

Non. La vie des gens connus nous concerne, surtout s’ils nous dirigent. Et si aujourd’hui la presse fait droit au people dans ses pages, c’est bien la preuve que nous avons eu raison les premiers.

Recueilli par Laurent LARCHER

(1) En kiosque au prix de 3,90 €.

 

A la recherche de la femme CSP +

Après la ménagère de - 50 ans, le magazine Femme cible la femme de 50 ans, si possible CSP +

 

Revue de presse

 

Avec le mensuel Femmes, Prisma vise le haut de gamme

Emmanuel Berretta

Avec le mensuel Femmes, Prisma vise le haut de gamme

Marie-Claire Pauwels, directrice de la rédaction de Femmes © BAUMANNTOO B / SIPA

Femmes , le nouveau mensuel du groupe Prisma, vise les 80.000 à 100.000 exemplaires en vitesse de croisière. Ce magazine à dos carré vise à capter un marché de lectrices matures possédant un pouvoir d'achat important. Sur le segment haut de gamme, Prisma possédait déjà deux titres ( Géo et National Geographic ) mais pas de féminin.

Pour le groupe Prisma, la relance de la presse féminine est un point de passage obligé. En France, Prisma est, en effet, confronté au vieillissement de son titre phare, Femme Actuelle (un million d'acheteuses par semaine, en chute de 21 % depuis 2003). Même pente pour son mensuel généraliste Prima : 549.500 ventes mensuelles, en baisse de 18 % depuis 2003. Marie-Claire Pauwels, directrice de la rédaction de Femmes , explique les recettes de ce nouveau mensuel haut de gamme.

Lepoint.fr : Comment situer Femmes dans la gamme des féminins ?
Marie-Claire Pauwels : Ce type de magazine n'existe pas en France, car tous s'adressent, soit à un public féminin de moins de 35 ans, soit à un public vraiment senior. C'est assez curieux d'ailleurs, car la plupart des lectrices de la presse féminine ont plutôt entre 45 et 55 ans. Mais comme la plupart des éditeurs sont obsédés par la pub, on se retrouve avec des journaux jeunistes qui mettent des gamines en couverture alors que leurs lectrices ont largement passé l'âge des jeans taille basse. Femmes , lui, s'intéresse aux femmes de plus de 40 ans dont les enfants sont élevés et qui retrouvent du temps pour elles. Elles ne sont plus dans le stress, elles ont envie de changer de vie, de ville, de métier, de maison, voire de changer d'homme. D'où notre "base line" : "Il est temps d'être soi".

Lepoint.fr : De quoi sera composé Femmes ?
M. -C. P. : Chez nous, la mode représentera 40 % de la pagination. Nos choix se porteront vers une mode élégante, mais dans des prix accessibles à nos lectrices. On habillera les femmes, pas les filles. Et chaque mois, on suivra une belle femme dans l'âge mûr. Par exemple, Mélita Toscan du Plantier ou la romancière Christine Orban.

Lepoint.fr : Y aura-t-il du people ?
M. -C. P. : On ne fera pas de "petit people", mais du grand people avec des articles plus fouillés. Pour la première, nous avons choisi Andy McDowell, qui, à 50 ans, est une très belle femme. Pour nous, les people, ce sont Catherine Deneuve ou Juliette Binoche. On trouvera aussi une rubrique mère/fils ou mère/fille. Pour le premier numéro, on s'est intéressés à Danièle et Christopher Thomson. Pour renouveler le mode de l'interview, j'ai également demandé à la voyante Yaguel Didier de mener un dialogue sous forme de prédictions avec un invité. Pour le premier numéro, c'est Gérard Depardieu qui s'est livré à ce jeu. J'ai fait appel à de grandes signatures - Jérôme Garcin, Christine Ockrent... - car je tiens à ce que Femmes soit bien écrit, y compris par les six journalistes qui m'entourent. Il y aura ainsi un cahier Livres. Car les femmes auxquelles nous nous adressons ont retrouvé du temps pour la lecture.

Lepoint.fr : Pourrez-vous éviter les incontournables "régime minceur" de la presse féminine ?
M. -C. P. : On n'évitera pas les remèdes antiâge et les régimes minceur, mais on essaiera de le faire intelligemment.

 

12.07.2008

Presse féminine : stop ou encore ?

Presse féminine, toujours plus haut

Par Jonathan BOUCHET-PETERSEN
Le Journal du Dimanche
>> La presse ne va pas aussi mal que ça. Deux tiers des Françaises ont lu au moins un magazine féminin l'an passé. Avec plus de cent titres et 20 millions de lectrices, ce segment est le plus important de la presse française. Et il se porte bien, dans un marché morose. En 2007, ce secteur a glané 874 millions d'euros de chiffre d'affaires auprès des annonceurs.

Cette année-là, l'hebdomadaire Elle a vendu en moyenne 372 630 exemplaires, le mensuel Marie Claire, 480 538, Cosmopolitan, 401 040, Glamour, 362 504, Biba, 263 420. Un an après l'arrêt de Jasmin, le groupe Prisma Presse a lancé Femmes. Avec un positionnement plus haut de gamme que la moyenne du secteur, ce mensuel pour lequel le groupe consacre 10 millions d'euros de budget sur deux ans a vocation à séduire les femmes de 40 à 50 ans.

"Le premier numéro s'est vendu à 215 000 exemplaires, un résultat supérieur à nos prévisions, se félicite Fabrice Boé, le président de Prisma France. La diffusion devrait se stabiliser à 100 000 exemplaires d'ici la fin de l'année et l'équilibre devrait être atteint comme prévu dans les trois ans." Après Andie McDowell et Carole Bouquet (voir le daté juillet-août, vendu 2,90 euros), Inès de la Fressange fera la couverture du troisième numéro de ce magazine sans "équivalent en France", selon Boé.

"Il est intéressant de voir s'il y a un marché pour un tel mensuel, mais Femmes s'attaque à un lectorat trop restreint pour nous", note Ernesto Mauri, directeur général de Mondadori France, le troisième éditeur de presse magazine dans l'Hexagone, derrière Prisma et Lagardère Active (propriétaire du JDD et de son supplément Version Femina, leader absolu avec 9 millions de lectrices par semaine). Sa priorité est le lancement à la rentrée de la version française de l'hebdomadaire Grazia, vendu à 230 000 exemplaires en Italie (200 000 en Grande-Bretagne). "Il s'agira de la 15e édition lancée en quatre ans, c'est formidable", s'enthousiasme L'éditeur italien, qui investit 25 millions d'euros dans cette aventure, où les pages actualité, people et mode auront une place de choix à la différence des sujets psychologiques.

Les groupes Marie-Claire et Lagardère Active ne devraient pas rester inactifs. Des projets sont dans les tuyaux de part et d'autre. Après le lancement de Very Elle (deux numéros par an), la contre-attaque pourrait venir d'un nouveau lancement ou du renforcement, par exemple, de l'offre éditoriale de Public comme c'est à l'étude chez Lagardère.

Quoi de neuf en presse féminine ?

 
Grandes manoeuvres dans la presse féminine : apres le lancement de FEMMES (groupe Prisma Presse), Mondadori s'apprête à lancer à la rentrée (ou en janvier ?) l'adaptation du Magazine Grazia, tandis que Lagardere et Marie Claire planchent sur la riposte
 
 
Pourtant ap le cuisant échec de Jasmin (orchestré par le duo Axel Ganz/Prisma) on peut se demander s'il y a de la place pour un nouveau mag
On attend de voir à quoi vont ressembler ces magazines : peut-on encore innover en presse féminine ? Ces mag vont-ils apporter du sang
neuf ou juste répéter les recettes existantes
 
Rép dans qques mois
 
En attendant, moi j'ai ma petite idée...
 
 
Femmes : qu'en pensez ? franchement rien de révolutionnaire
La couv ressemble bcp au Vinaty Fair ou a Harpers Bazaar
La maquette : assez triste, austere, trop "sérieuse" à mon goût (en meme temps, il faut dire que je ne suis pas dans sa cible) 
Les articles : dans grands nom peut-etre mais à la lecture, je reste un peu sur ma faim 
 
 Pour en savoir plus
 A lire cet article de libé
 
«Femmes», pour mûrir de plaisir
Presse. Un nouveau féminin haut de gamme de Prisma, destiné aux plus de 40 ans.
ANNE-SOPHIE FLAVIGNY
QUOTIDIEN : mercredi 21 mai 2008

Un regard plein d’expérience, à qui on ne la fait pas, mais encore séduisant. Un haut beigeasse scintillant et une jupe indescriptible : voici Andy McDowell en égérie du nouveau féminin de Prisma Presse, Femmes. Il sera jeudi en kiosques, et s’adresse aux plus de 40 ans «sûres de leurs choix et de leurs goûts». Comprendre que le magazine est, en fait, destiné à une lectrice de 50 ans, urbaine, active, impliquée dans la société dans laquelle elle vit. Le contenu éditorial fleure bon l’héritage soixante-huitard : les enfants ont grandi, maman est libre et réinvente sa vie.

«Nous sommes différents d’Atmosphère qui est plus provincial, plus calme, plus soft, plus plan-plan», déclare Marie-Claire Pauwels, la directrice de la rédaction et ancienne rédactrice en chef de Madame Figaro. Le magazine entend s’adresser de manière subtile à ses lectrices. Slogan : «Il est temps d’être soi.» Tout un programme.

Mais le vrai credo de Femmes, c’est le luxe : «Un magazine original, très haut de gamme, sur le thème de la mode et de la culture, sans équivalent sur le marché français», selon Fabrice Boé, PDG de Prisma France. Le mensuel se veut novateur. Mais, pour Vincent Soulier, auteur de la Presse féminine, la puissance frivole, Prisma (Femmes actuelles, Voici, Gala…) risque d’avoir du mal dans ce secteur encombré (plus de 40 féminins en France !). On se rappelle l’échec de Jasmin disparu en août 2007 après moins d’un an d’existence. Il n’est toutefois un secret pour personne que le lancement de Femmes veut anticiper l’arrivée prochaine d’une version française du magazine haut de gamme Grazia par son concurrent Mondadori France (Closer, Biba, Sciences et Vie…). Même si Fabrice Boé prétend le contraire : «Il faut se réjouir des lancements de cette année, c’est un facteur de dynamisme qui crée de l’offre et de la demande.» Vincent Soulier est plus circonspect : «Les magazines féminins qui ont su résister sont des marques internationales comme Elle ouVogue

Depuis 2006, Prisma, qui veut rester le deuxième groupe de presse magazine en France, parfait sa politique : extension des marques existantes, rachat de titre et développement sur Internet. Cependant, le PDG de Prisma se défend de faire dans le préfabriqué : « Femmes est un magazine de créateurs, pas le produit d’une étude marketing.»Mais bien sûr.

La presse télé est-elle morte ?

 7avril-tele-7.jpg

Alors que la presse people se porte au mieux, la presse télé suffoque depuis 2004 et l'apparition des Quinzomadaires : ces mag comme Télé 2 Semaines qui réunissent 2 semaines de programme...

Alors que Voici - le mag people "ami" des stars - s'apprête à lancer son cahier Télé à la rentrée et que CLoser réunit déjà 3 mag en 1 : people/féminin/télé, la presse télé peine à renouveler son lectorat : la faute à un lectorat vieillisant, à la concurrence du Web et de blogs spécialisés médias comme celui de JM Morandini ou Ozap (racheté par M6) 

Qui achète encore un mag télé ?

A part les plus agées, abonnés à leur Télé 7 Jours depuis des années, les jeunes n'achètent pas de mag télé ; et pour cause. Les prog télé sont disponibles sur le web, coté indiscrétions : on les trouve en temps réel sur le net

Ah si j'oubliais une chose : on achete les mag télé pour lire les itw passionnantes de Ingrid Chauvin ou Natacha Amal 

 Tt cela amene les éditeurs a se poser la question suivante : quel sera le mag télé de demain ? 

Une question essentielle si la presse télé ne veut pas mourir ! 

 

La presse télé
freine l'érosion de ses ventes

Marie-Laetitia Bonavita
03/06/2008 | Mise à jour : 17:33 |
.

Ces magazines pèsent 810 millions d'exemplaires par an. L'audience globale a augmenté en 2007.

Les éditeurs de magazines de télévision espèrent avoir mangé leur pain noir. Selon les dernières déclarations déposées à l'OJD, organisme de contrôle de la diffusion de la presse en France, la baisse de la diffusion de leurs titres s'est une nouvelle fois amortie. Au premier trimestre, les diffusions (France payées) de Télé Poche et Télé Star (Mondadori) et Télé Loisirs (Prisma Presse) ont reculé dans une fourchette de 3 à 5 %. Celle de Télé 7 jours (Lagardère) affiche une baisse de seulement 1,5 %. Le leader (hors suppléments des quotidiens, tels TV Magazine), Télé Z, propriété de la famille d'Epenoux de Ruffier, limite le repli à - 2,6 %.

Tous ont encore en tête l'électrochoc de 2004, avec le lancement par le groupe Prisma Presse (Gala, Femme actuelle, Geo, Voici…) des quinzomadaires Télé 2 Semaines et TV Grandes Chaînes. La diffusion (France payée) d'hebdomadaires confortablement installés dans le secteur comme Télé 7 jours, Télé Loisirs ou Télé Star a chuté de 18 % en 2004 et de 8,5 % en 2005. Ce repli s'est stabilisé en 2006 (- 4 % pour ces titres) et en 2007 (- 3 %).

Le séisme provoqué par les quinzomadaires a été suivi d'un recul des recettes publicitaires. La famille de la presse télévision a ainsi vu sa pagination publicitaire refluer en 2007 d'environ 9 %, selon l'institut TNS Media Intelligence.

 

Reprendre l'initiative

À l'origine de cette baisse : l'ouverture de la publicité télévisée à la distribution. «La part affectée par ce secteur annonceur à la presse magazine télé a reculé de 27 % en pagination», souligne Pascal Traineau, directeur délégué, en charge notamment de Télé 7 Jours et TV Hebdo (Lagardère). «Les quatre premiers mois de cette année s'annoncent aussi difficiles. Au premier trimestre, nos recettes publicitaires enregistrent un recul de 10 %», renchérit Ernesto Mauri, directeur général de Mondadori France.

Les éditeurs sont bel et bien décidés à reprendre l'initiative. «Nous offrons aux annonceurs des offres publicitaires jumelées entre nos titres de télévision et people. Par ailleurs, nous serrons au maximum le prix de revient de nos pages, en faisant attention par exemple à ne pas multiplier les photos», reconnaît Philippe Labi, éditeur du pôle féminin, people, actualités et télévision de Prisma Presse. Mais la grande bataille porte sur la diffusion. Pour attirer le lecteur, chaque éditeur propose, au-delà de son magazine, des séries de DVD et des encyclopédies en tous genres. «Nous avons réalisé 7,5 millions d'euros de chiffre d'affaires de “plus produits” vendus avec les magazines de télévision», indique Pascal Traineau. «Si la famille de la presse TV est arrivée à maturité, elle reste toutefois un média puissant», admet Virginie Jambry, directrice du département presse internationale de MPG (Havas). La presse télé pèse 41 % de la diffusion de la presse magazine en France, soit plus de 810 millions d'exemplaires payés par an. Son audience globale a gagné 0,6 % l'an dernier.


La guerre du people

 

 Eh oui, cela faisait un petit moment que je n'avais pas posté, la faute à une actu chargée (voir une prochaine note) mais cet article du Fig m'a donné envie de reprendre la souris

Voici, Public, Closer... Chaque semaine 12 M de lecteurs feuilletent - voire lisent ? - un de ces magazines people. Face à ce succès - unique dans la conjoncture assez morose de la presse - de nouveaux venus essaient de dévorer leur part du gâteau : Oops, Star System arrivent sur le marché.

 Mon avis sur Oops : Oops se veut iconoclaste, culotté, mais franchement, on sent l'absence de moyens (peu de photos, dont la plupart déjà vues ailleurs. Coté textes, ce n'est pas ça non plus :  des légendes assez débiles. Côté forme, la déception aussi : une maquette assez cheap (réservée aux - de 15 ans ? on croit relire le OK magazine ou Miss Star Club du temps de notre pré-adolescence), et une périodocité (bimensuel) expliquent cette impression de déjà vu

Petite question : qu'est-ce que ces magazines peuvent apporter de plus ?

Autre question, alors que les leaders du genre sont bien installés en matière de presse écrite, il n'y a pas à ce jour de leader sur le web : les sites des marques Gala (800 000 visiteurs uniques), ou Voici arrivent loin derrière Purepeople : + 1 M de visiteurs uniques en 5 mois à peine

 

 

Qu'est-ce que les éditeurs attendent pour créer en ligne un Auféminin du People ?

 

A bon entendeur...  Je vous invite à aller consulter la rubrique people du site Magénération : www.mageneration.com/people

 

A lire cet article du Fig 

La guerre redouble dans la presse people

Philippe Larroque
11/07/2008 | Mise à jour : 20:58 |
Commentaires 3
.
Le créneau des «people» est porteur. En 2007, plus de 142 millions d'exemplaires ont été écoulés, selon l'OJD. L'an dernier, la diffusion payée a progressé de 8,3 %.
Le créneau des «people» est porteur. En 2007, plus de 142 millions d'exemplaires ont été écoulés, selon l'OJD. L'an dernier, la diffusion payée a progressé de 8,3 %. Crédits photo : Le Figaro

Les titres «Star System» et «Célébrité Magazine» se lancent à un moment où les ventes battent des records.

L'intimité des gens célèbres fait vendre. En dépit de l'échec début 2007 de l'hebdomadaire Bon Week de l'allemand Bauer, deux éditeurs indépendants partent aujourd'hui à l'assaut d'une famille de presse dominée par les groupes Lagardère, Prisma Presse et Mondadori. Le premier d'entre eux, Hervé Pointillart, ancien président du quotidien 20 Minutes et fondateur du féminin gratuit Femme en ville, va lancer dans les kiosques du réseau NMPP le magazine people Star System au prix de 1,90 euro. Le second, Robert Lafont, fondateur du Groupe Entreprendre, lance dès samedi le bimestriel Célébrité Magazine (4,50 euros).

Star System n'est pas à proprement parler une création pure. Il est la prolongation du mensuel payant Stars & Astuces diffusé depuis février dernier exclusivement dans les boulangeries. Une première pour un magazine people ! Ce titre va donc disparaître pour renaître sous le nom de Star System. «Nous profitons de l'été, période faste pour les ventes des magazines people, pour améliorer le concept, changer de périodicité et de canal de distribution», explique Hervé Pointillart. Pour ce lancement, l'homme de presse s'est associé à Guillaume Salabert, le fondateur de Cibléo, et aux business angels Les Chevaliers d'entreprise. Quinzomadaire de 100 pages consacrées aux people et à de l'information pratique féminine, Star System comportera aussi des programmes télé.

 

Équilibre financier dans un an

Discret sur le budget de lancement de son magazine, Hervé Pointillart vise, sur un tirage de 200  000 exemplaires, une diffusion de 120 000 à 150 000 numéros cet été et l'équilibre financier dans un an. Cet objectif de vente est nettement plus ambitieux que celui de Célébrité Magazine. Robert Lafont espère vendre 30 000 à 40 000 numéros pour une mise en place de 90 000 exemplaires. «Célébrité Magazine, qui se positionne sur le haut de gamme avec de grandes sagas, doit s'installer dans la durée» , précise l'éditeur. Preuve du dynamisme de ce segment de presse, le quinzomadaire Oops !, créé en mars par Captain Eo Productions, vient de déclarer à l'OJD, l'organisme de contrôle de la presse, une diffusion payée de 290 000 exemplaires le premier mois. Il vise une moyenne de 200 000 ventes.

.Source le FIG

05.02.2008

La stratégie des plus-produit dans la presse, bonne ou mauvaise idée ?

La publicité décline, les journaux misent sur les plus-produits

 

A lire dans le monde du 5/02/08 

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Confrontés à une baisse des recettes publicitaires, les journaux cherchent de nouveaux revenus et des moyens d'augmenter leur diffusion. Les plus-produits - livres, encyclopédies, DVD, CD... vendus avec les journaux avec un supplément de prix - en sont un. Ces produits culturels diffèrent des "cadeaux" qui accompagnent depuis longtemps des magazines comme Parents, Jeune & Jolie, Pomme d'Api... devenus incontournables.

 


L'année 2008 sera celle des plus-produits en France, prédisent nombre d'éditeurs. Le chiffre d'affaires, d'environ 100 millions d'euros, devrait progresser. Pour la première fois en France, un quotidien, Le Monde, propose trois produits culturels en une seule semaine : un livre de philosophie le jeudi (avec Flammarion), un CD le vendredi et un DVD le samedi. C'est au printemps 2004 que Le Monde a démarré les plus-produits, avec les DVD "Le cinéma du Monde", des classiques du grand écran. Le Figaro a commencé la même année, et proposé, début 2005, la vente de l'Encyclopædia Universalis.

En 2007, le chiffre d'affaires plus-produits du Monde a atteint 22 millions d'euros, avec une rentabilité à deux chiffres, explique Patrick De Baecque, directeur des produits dérivés. Pour Le Figaro, la vente des plus-produits a atteint 25 à 30 millions d'euros en 2007, avec une marge supérieure à 10 %. "L'offre devrait être multipliée par deux en 2008", prévoit Lionel Rabiet, éditeur des produits et services dérivés du Groupe Figaro. Et Libération a lancé le 12 janvier une collection de dix DVD sur le thème des road movies...

"CONSOMMATEURS DE CULTURE"

Les magazines ont eux aussi démarré en 2004 en France, comme Télé 7 Jours (Lagardère Active), qui propose CD ou DVD apportant de 30 000 à 40 000 exemplaires de plus par semaine. Télérama (groupe Le Monde) a débuté, en avril 2007, avec des DVD sur des palmes d'or de Cannes. Originalité de cet hebdomadaire : "La rédaction est intimement liée au processus de choix des films, des CD, etc., et participe à la production", explique Edmond Espanel, responsable de la diffusion.

Chez Mondadori France, "le chiffre d'affaires généré par les plus-produits a atteint 15 millions d'euros en 2007, nous prévoyons de l'améliorer en 2008", explique Ernesto Mauri, directeur général. Après "Les incontournables de la cuisine", Télé Star a lancé en janvier l'"Encyclopédie Hachette". 550 000 exemplaires du premier numéro ont été mis sur le marché, pour des résultats décevants. L'hebdomadaire propose depuis le 21 janvier en DVD les six épisodes de Star Wars. Chez Prisma, on réfléchit beaucoup ; les titres et Femme actuelle ont proposé une offre jumelée, fin 2007, avec le DVD Titanic. Télé Loisirs

A L'Express (qui appartient depuis 2006 au groupe belge Roularta), "nous allons en faire plus en 2008, en utilisant la base de 1 million d'abonnés de Roularta, tous consommateurs de culture", explique Stéphane Chabenat, directeur délégué de Roularta. La PQR n'est pas en reste et se dit "très vigilante sur l'identité des offres", explique Jean-Pierre Raffoux, responsable des études au Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR).

Les recettes sont identiques : des produits de grande qualité pour les journaux d'information, en harmonie avec la marque. "L'objectif est triple : augmenter les ventes, la rentabilité, qui est supérieure à 10 %, et fidéliser une nouvelle clientèle", résume Pascal Trémeau, directeur délégué de Lagardère Active.

De plus en plus concurrentielle, cette activité est risquée (fort taux d'invendus...). Les offres couplées masquent-elles une diffusion en baisse ? "Les plus-produits créent des acheteurs, le journal crée des lecteurs", aime à rappeler M. De Baecque. "On ne résout pas un problème de diffusion avec des plus-produits, affirme M. Mauri, ce sont les journaux et la qualité des contenus qui sont le métier principal."

Pascale Santi
 
 
et vous, vous en pensez quoi ?
 
personnellement je crois davantage aux diversifications, copyrights et produits dérivés d'une marque.
Les plus produit (dvd, encyclo) sont en général des fonds de tiroir et non des créa originales...
 
A noter : Prisma Presse est le seul groupe français à s'etre lancé dans l'édition pour promouvoir ses marques sur d'autres supports que le magazine initial 

22.01.2008

Prisma devant Lagardere et Mondadori pour le Pole TV


Prisma Presse est le leader absolu du marché des magazines de télévision avec plus de 3,6 millions d'exemplaires vendus et plus de 14 millions de lecteurs.
Une position de leader confirmée à tous niveaux, tant sur le plan de la diffusion France payée (41% de part de marché, OJD 06/07), que sur celui de la vente au numéro (48,5% de part de marché), de l'audience (plus de 14 millions de lecteurs en audience cumulée, soit près d'1 Français sur 4), que de ses sites de programmes Internet (près de 2 millions de Visiteurs Uniques en novembre 2007, Nielsen).

Selon Philippe Labi, éditeur des pôles Télé et Actualité-People du Groupe Prisma Presse: «Si le pôle Télé permet à Prisma Presse de se positionner comme leader du secteur c'est parce que chacun de ses titres a imposé un concept éditorial innovant porté par des équipes éditoriales et marketing performantes. Télé Loisirs, lancé en 1986, a été le premier télé à introduire des pages loisirs, Télé 2 Semaines, lancé en 2004, a révolutionné le secteur en offrant deux semaines de programmes, et TV Grandes chaînes, est le premier magazine de télé à s'être concentré sur les chaînes gratuites».

 

 

Je n'aurai qu'un mot, viva Fabrice ;)