16.03.2009

Quels sont les 10 mag les plus lus en france ?

 

Source Audipresse

Nb de lecteurs
1 TV Magazine 14 043 000
2 Version Fémina 10 109 000
3 Femme Actuelle 6 383 000
4 Télé Z 6 220 000
5 Télé 7 Jours 6 117 000
6 Télé 2 Semaines 5 540 000
7 TV Hebdo 5 485 000
8 Télé Loisirs 5 156 000
9 Télé Star 4 912 000
10 Paris Match 4 689 000

 

La presse mag en france : les tops et les flops

Arrivent en tête, deux suppléments (TV Mag et version Femina)

Puis Femme Ac, le leader de la presse féminine

Suivi par toute la famille de la presse télé... qui malgré la concurrence d'Internet, la chute de ses recettes publicitaires reste la famille de presse la plus puissante.

Autre point à retenir : la bonne santé du people, dopée par le succès de Closer, qui a redynamisé le secteur puisque Voici, Gala et Public ont lancé ont nouvelle formule ces derniers mois

 

grazia.jpgA noter :Malgré la crise, les affaires continuent. Le groupe Marie-Claire annonçait le lancement d'ici la fin de l'année d'un hebdo féminin (provisoirement baptisé Honey) tandis que le groupe italien Mondadori (propriétaire de Closer) travaille sur le lancement pour septembre de l'hebdo GRAZIA (inspiré de la version italienne et anglaise). De son côté Lagardere n'est pas en reste. Avec Be dans ses tuyaux, le groupe d'Arnaud Lagardere est prêt à dégainer meme si le plan d'économies annoncé par le groupe la semaine dernière n'est pas très encourageant.

Du côté de Prisma Presse, on prépare la riposte, en deux axes

1) une nouvelle formule de Femme Ac lancée le 9 mars pour enrayer la chute continue de la diffusion depuis 2 ans

2) le lancement du hors-série Gala Style (calqué sur le principe de L'express Style, L'obs Style), un supplément mode, beauté haut de gamme... conçu tout exprès pour les annonceurs avides de papier glacé !

____

3 hebdos concurrents... pour sûr il y aura des morts. Mort né selon les rumeurs pour Be.

Et même si Jean-Paul Lubot, DGA du groupe Marie-Claire affirme que Honey n'est pas un concurrent de Grazia (groupe Mondadori pour lequel le même Jean-Paul Lubot a orchestré le lancement de Closer)... on ne peut que souligner les similitudes

 

La cible : 25-35 ans CSP +

La périodicité : Hebdo

Le concept : mode/people haut de gamme

La concurrence : Elle, Madame Figaro, Gala

 

Depuis le lancement raté de Jasmin (groupe Prisma), la presse féminine n'a pas connu de lancement de titre. Alors que la presse magazine souffre d'une chute de 20 % environ de ses recettes publicitaires, le contexte est difficile pour une presse féminine particulièrement dépendante des annonceurs.

12.03.2009

Snob toujours !

A l'occasion de l'ouverture du salon du livre de Paris, nos confrères d'Ozap ont interviewé François Busnel, critique littéraire et animateur de la Grande librairie. A l'opposé d'un Naulleau, François Busnel et son brushing velouté chuchotte à l'oreille des auteurs d'une voix suave, le tout confortablement lové dans des fauteuils en velours. Suranné ? Pour ce fils spirituel de Pivot, vulgarisation n'est pas un gros mot...

Pour capter un large public, à chacun sa méthode : la polémique façon Ardisson, la complicité façon Busnel... Pourtant, au vu des audiences, le public ne suit pas, que faire ?

Peut-on parler de livres à la télé ? La télé parle-t-elle de livres ou de littérature ? Les auteurs ont-ils intéret à se montrer - ou pas - à la télé ?

 

La télé fait-elle vendre des livres ?

En juin dernier, la suppression de plusieurs émissions littéraires - Vol de Nuit sur TF1; Esprits Libres sur France 2 ; le Bateau livre sur France 5 - avait suscité la colère du petit monde de l’édition et l’émoi du président Sarkozy, qui avait exprimé son désir de créer une grande émission littéraire sur le service public. Aussitôt dit, aussitôt fait : avec 10 nouvelles émissions littéraires* ou parlant de livres, les chaînes ont mis les petits plats dans les grands. Malgré ces efforts, le public ne suit pas. En cumulé, les deux émissions littéraires du service public ont rassemblé 630 000 téléspectateurs** sur un pays de 63,8 millions d'habitants, une goutte d’eau par rapport aux 486 millions de livres vendus en France en 2007 (source SNE).

*Café Littéraire, La Grande Librairie, Field de la nuit, Langues de bois s’abstenir, Vendredi si ça me dit (supprimé fin novembre), L’objet du scandale, Arte culture, Tous les goûts sont dans la culture, Dans quel état-gère, Ca a commencé comme ça

** pour leur première émission


“Vu à la télé”, est-ce que ça fait vendre ?
Un passage à la télé, est-ce le succès - et des ventes - assurées ? Pas si simple, aux dires des professionnels de l’édition. « Il faut distinguer les émissions culturelles des talk-shows. Ce qui passe à la télé dans les émissions de divertissement - à savoir les livres de people, de porno stars - oui ça marche, mais ce ne sont pas des livres », explique Gilles Cohen-Solal, éditeur chez Héloïse d’Ormesson. Quant aux émissions littéraires, outre une audience confidentielle, elles sont loin de convaincre les éditeurs (VOIR ENCADRE).

Qui fait vendre cette année ?
A la demande du Syndicat National de L’Edition, l’agence IMCA a réalisé une étude qui dresse le palmarès des émissions les plus prescripteuses. Première surprise, sur la première marche du podium, on retrouve Télématin, loin devant Durand, ou Picouly, les VIP de luxe des émissions culturelles… Tout aussi étonnant, les programmes courts - Dans quel éta-gère sur Fr 2 et Un livre, un jour - sortent du lot avec 28, 5 et 11,5 % de PDM.
Guillaume Robert, éditeur chez Flammarion, regrette l’arrêt de On a tout essayé, l’émission la plus vendeuse du PAF : « 5 M de personnes regardaient Ruquier, ils sont 500 000 sont devant leur petit écran pour La grande librairie. L’impact sur les ventes est mécanique, le ratio va de 1 à 10 : là où Ruquier faisait vendre 5000 ex, Busnel en fait vendre 500»

ENCADRE
Les émissions au banc d’essai, l’avis de Gilles Cohen Solal, éditeur
Busnel/ La Grande Librairie : « le seul vrai pro qui ne mélange pas les genres ! Et il a lu les livres ! »
Picouly/Café Littéraire : « trop gentil avec tout le monde genre : " vous connaissez mon chien ? caressez ma femme !"
Field/Field de la nuit : "il se la joue tellement qu'il y a un moment où l'on se demande si le philosophe qui compte au monde c'est Socrate, Spinoza, Hegel ou lui...!"
Durand/L’objet du scandale : "Guillaume est sympathique mais la vedette de ses émissions ce ne sont pas son/ses invité(s) , c'est lui. En plus il faut qu'il change de coiffeur sa teinture est mal faite !"


Comment parler de livres à la télé ?


Si la télé n’a jamais autant parlé de livres, l’audience des émissions culturelles est en chute, souligne le rapport du SNE. Il faut dire que depuis le mythique Apostrophes, les rendez-vous littéraires ne se sont pas beaucoup renouvelés. «Pour attirer un nouveau public, plus jeune, il est temps de casser les codes », explique Guillaume Robert. Et d’ajouter : « Il y a quelques années Evelyne Thomas avait tenté le pari avec C’est mon choix de lire, une bonne façon de toucher un public qui ne regarde pas les émissions culturelles ».
Parmi ses propositions, le SNE suggère d’ailleurs de s’inspirer du show de Oprah Winfrey. Chaque semaine, la star de la télé américaine présente ses coups de cœur, et ça marche ! Pourquoi ne pas demander à des animateurs populaires comme Jean-Luc Delarue ou Michel Drucker de parler de livres dans leurs émissions, suggère Guillaume Durand.


nina.jpgLa tentation du people : faut-il être beau pour passer à la télé ?
A l’instar d’un Frédéric Beigbeder pour qui « il faut trouver des trucs pour rendre la littérature sexy aux yeux du public », les écrivains ont bien compris l’importance de l’image. Ils sont jeunes, beaux, ils ont 30 ans et des poussières : Florian Zeller, Nicolas Fargues, Claire Castillon, Nina Bouraoui semblent sortis d’une agence de mannequins, ce sont les chouchous des médias. «Pour passer à la télé, mieux vaut être brune aux yeux bleus, jolie », ironise Gilles Cohen Solal. Quitte parfois à en faire trop ?

ENCADRE
Le contre exemple : Anna Sam
A l’origine des Tribulations d’une caissière (ed Stock) une inconnue et son blog :http://caissierenofutur.over-blog.com/. Repéré par un éditeur, le blog devient un livre en juin 2008. En quelques semaines, Anna Sam est invitée partout : On n’a pas tout dit, Vivement Dimanche, Esprits Libres, C’est au programme... Aujourd’hui, le livre a dépassé les 20 000 exemplaires.

Fournier : la bonne surprise
Où on va papa ?, Ed Stock
Soutenu par les libraires et auréolé du Prix Femina, le récit de ce papa de deux fils handicapés a bénéficié d’un fort soutien télé, avec un reportage dans 7 à 8
=>chiffres de vente 360 000 ex !

Promo : certains en font-ils trop ?

En cette rentrée télé et littéraire, difficile de passer à côté des confessions intimes des Catherine (Millet), et des Christine (Angot) présentes sur tous les plateaux pour parler littérature... mais surtout de leurs histoires d’amour. Malgré cette exposition, les ventes du Marché des Amants (pour lequel Christine Angot a touché un à-valoir record de 220 000 euros), ne dépasse pas les 20 000 exemplaires (source GFK). Et c’est peut-être ça le problème. Catherine Millet racontant ses crises de jalousie, Christine Angot évoquant sa liaison avec Doc Gyneco, Amanda Sthers cuisinée sur sa rupture avec Patriiiiiick Bruel, est-ce vraiment de la littérature ? A vouloir séduire à la fois les amateurs de livres et le grand public, la télé ne perd-elle pas sur les deux tableaux...


11.09.2008

Télex media

Quelques petites infos en provenance des médias, et de la presse féminine :

 

- Le groupe Marie-Claire vien de réaliser un 3e numéro 0 de son projet d'adpation du magazine LOOK, lancement prévu en fin d'année....

- Auféminin.com lance une nouvelle version le 18 sept... alors que le cours de l'action est en forte chute depuis avril

- lancement difficile pour le mag CSP + de Prisma Presse Apres un démarrage à 215 0000 ex, Femmes a écoulé 130 000 ex de ses N° 2, et 3 pour un objectif de 100 000 ex... mais le prix passera de 2,90 à 3,90 en octobre.

 

Source Challenge

10.09.2008

Web et papier, synergie ou concurrence ?

Un article que je vous conseille sur Stratégies

A noter, les commentaires intéressants de Pierre Garbownik qui parle de marque au-delà de la thématique people

Presse people

L'union sacrée du Web et du papier glacé

Les sites des magazines people travaillent aujourd'hui les synergies avec les éditions print grâce à des rédactions spécifiques, des contenus enrichis, de l'interactivité et des services.

Non, la presse people ne craint plus, tel un Cronos dévorant ses enfants, d'être cannibalisée par ses propres sites. « Nous avons dépassé ce stade », lance Pierre Garbownik, directeur Internet de Voici et Gala. Pour preuve, les portails des quatre grands titres people affichent désormais une matière enrichie et sont gérés par des équipes spécifiques de trois ou quatre journalistes. Simples sites compagnons jusqu'en 2007, voici.fr et gala.fr offrent désormais des ­contenus originaux. « Il ne s'agissait pas de créer des sites people, mais de décliner nos marques sur un nouveau support », explique Pierre Garbownik. « Public.­fr, qui existe depuis 2004, réunit désormais une vraie communauté », constate Nicolas Pigasse, directeur de la rédaction du titre. Chez Mondadori, on planche sur un remaniement de closermag.fr pour l'été 2008, alors que le futur parismatch.com pourrait faire la part belle à l'info people. Objectif commun : un nombre de visiteurs uniques digne des chiffres de diffusion papier.

Passerelles

Comment assurer une complémentarité avec le print ? D'abord en misant sur le temps réel. Les sites assurent une veille quotidienne de l'info people. Avec le risque qu'il n'y ait plus rien à dire dans le magazine ? Que nenni ! Le modèle Internet restant gratuit, c'est toujours sur le papier glacé que les exclusivités sont publiées, comme les photos des bébés d'Angelina Jolie. Et puis, il y a les rubriques mode et femmes, de plus en plus développées.

« Nos tests le montrent : l'attachement des lecteurs au papier glacé est toujours d'actualité. Ceux qui surfent le plus sur nos sites sont d'ailleurs les plus gros acheteurs du magazine ! », note le directeur de la rédaction de Public. Pas de compétition directe entre print et Web, donc. « Lire un magazine people, c'est un moment de détente que les lecteurs ne remplacent pas par le Web », analyse Pierre Garbownik.

Sur la Toile, on vient plutôt chercher l'interactivité et les services. « Le site voici.fr rassemble une communauté autour des valeurs de la marque : le "fun", l'approche ludique, le ton décalé », détaille Pierre Garbownik. « Valérie Bègue doit-elle démissionner ? », « Le cas Britney » : autant de forums nourris au quotidien. « Les conseils minceur du coach virtuel offerts par closermag.fr fonctionnent aussi très bien », se félicite Stéphane Haitaian, ­directeur d'édition de l'hebdomadaire.

L'autre atout du Web est évidemment la vidéo. Public en a été le pionnier, avec Public TV : « Nous produisons un journal de 6 minutes quotidien, 100 % people, qui est vendu à Filles TV. Une émission sur les "buzz" My Space pourrait bientôt voir le jour, en partenariat avec le site communautaire », explique Nicolas Pigasse. Sur Closer TV, on trouve les coulisses des « shootings mode » ainsi que des conseils de coach. « Le nouveau site développera la production de sujets beauté », affirme son directeur. Et Voici rattrape son retard : « Nous avons un projet de studio télé intégré, qui permettra de réaliser des tournages en plateau », annonce Pierre Garbownik. Chez Gala, on planche également sur des vidéos de services et de conseil.

Si print et Web prennent chacun leurs marques, les passerelles entre les deux supports sont essentielles. « Pour l'instant, c'est surtout le print qui renvoie vers le Web. Mais, pour Cannes, par exemple, nous n'avons envoyé qu'une équipe de public.­fr, qui nourrissait aussi les pages du magazine », raconte Nicolas Pigasse. Sur le site de Voici, la rubrique « Légendez vos photos » propose aux internautes de rédiger leurs propres légendes décalées. « Les meilleures d'entre elles sont publiées dans le magazine », précise Pierre Garbownik.

Des interactions qui permettent aussi de maintenir l'unité de ces marques de presse. « Closer et closermag.fr, c'est une même ligne éditoriale et un même concept de féminin people », affirme Stéphane Haitaian. Comment s'assurer que les valeurs restent les mêmes ? « En ayant une équipe commune, qui soit garante du ton Public », explique Nicolas Pigasse. Même stratégie chez Closer : « Notre rédaction Web travaille au sein de la rédaction print et la même équipe marketing s'occupe des promos du magazine et du site. » Une même force pour deux supports.

Yoanna Sultan-R'bibo

Presse people

Un portail « entertainment » pour Lagardère

Depuis mai, Lagardère a lancé un portail Internet de divertissement, qui sera en chantier jusqu'à la fin de l'année. L'idée ? Créer un positionnement multi-thématique, à partir de cinq marques du groupe : Première, qui portera le portail, MCM, Télé 7 jours, Pariscope et, enfin, Public. « À l'heure du "snacking", il faut donner de l'info à picorer à l'internaute », explique Thomas Kouk, éditeur de ce portail entertainment. Public.fr en assurera le volet célébrités : « Cette marque devrait attirer un public " girly " qui consomme autre chose que du people », poursuit-il. Une stratégie de mutualisation de contenus pour attirer les annonceurs sur le Net.

Peut-on encore innover en presse féminine ?

C'est la question qui agite les annonceurs et les éditeurs de presse depuis quelques mois. Après l'échec de JASMIN, la fermeture de ISA, Bien Dans Ma Vie, c'est la famille de la presse féminine qui se retrouve sur la sellette. 2009 sera assurément l'épreuve du feu : pour Grazia (lancé au 1er trimestre 2009 par Mondadori) et Look (en gestation chez Marie-Claire), les enjeux sont énormes : 25 M d'euros investis pour le premier...

Mondadori va-t-il réussir une nouvelle fois le coup de Closer qui a dynamité le marché de la presse people en devenant leader en à peine 3 ans ? Est-il encore possible d'innover en presse féminine, de se réinventer ?

Premier indice : Femmes, le magazine haut de gamme CSP +++ à destination des quadra huppées de Prisma Presse. 1ers résultats décevants : une diffusion sous les 200 000 ex et surtout des annonceurs qui peinent à venir : à peine 15 p de pub dans le numér spécial mode de la rentrée...

Et l'avis des lectrices est mitigé : rien de transcendant... du déjà vu, une maquette austère, inspirée du Harper's Bazaar et de Vanity Fair.

Un mauvais coup pour Prisma qui souhaiteait conquérir le marché du luxe avec le dévissement de Femme Ac (qui est passé sous la barre des 1000 000 de lectrices hehdomadaires)

Réponse dans quelques mois...

 

Si la presse va mal, c'est à cause de la concurrence du web pensez-vous ? Pas si simple...

Même si les budgets pub délaissent la presse et la télé pour le web, les sites féminins ne sont pas au mieux.

Premier exemple :  l'action en bourse de Auféminin.com se casse la figure

2nd exemple : la stratégie média Meetic - qui vient de lancer le portail féminin 2.0 - ne convainct pas les investissuers... il semble que le temps des portails généralistes ait fait son temps. Mauvaise nouvelle pour ces sites comme Elle.fr, Femmeactuelle... tous construits sur le modèle du grand frère leader Auféminin. Des rubriques classiques : Beauté, Mode, Régime... des marroniers... bref rien de nouveau sous le soleil. Une resucée, pour ne pas dire une pale copie de leur support papier.

Y a-til des raisons d'espérer ?

OUIIIII à condition de proposer une nouvelle offre. Car du dynamisme il y en a sur la toile : pour preuve les bloggeuses comme Caroline Daily, Deedee, Penelope Bagieu et ses copines réunies au sein du Nuage des filles...

L'autre voie, c'est celle des sites comme TERRA FEMINA et Toutpourlesfemmes.com : des sites qui proposent une autre approche. Je vous conseille tout particulièrement Terra femina. A sa tête des femmes d'influence pour une offre éditoriale et des bonnes idées. Ici on ne parle pas de régime, de mode... les créatrices tentent autre chose. Le pari est osé...

Parmi les bonnes idées : le site change le midi, pendant la pause dej et propose aux working girls des sujets ludiques ; le soir, place à une autre ambiance : le site se pare d'un bleu nuit apisant.

A l'instar de Femmes, Terra femina vise la cible des femmes de 40 ans et plus : de quoi séduire les annonceurs luxe ? pas étonnant à voir la dream team à la tête de ce nouveau site : des femmes d'influence.

 

08.09.2008

La revue de presse people du 8 septembre

25 aout-TELE 2 SEM.jpgCette semaine, quoi de neuf dans la presse people, la réponse ici !

05.09.2008

Closer, mag people N°1

Closer supplante VOICI

3 ans seulement après son lancement, Closer est le N° 1 des mag people

 

Etre Closer ou Voici, c'est un peu comme être rive droite ou rive gauche, gros rouge ou champagne... 2 écoles, 2 styles de vie. Moi je reconnais être de l'école Voici : les titres, ses articles aussi vides que la mer morte mais un art consommé de la "broderie" autour de rien, ou pas grand chose... Voici, c'est le people 2nd degré...

Avec l'apparition de Closer, la presse people a changé : Closer c'est Ségolene en maillot, de la cellulite...

 

 

Voir l'article de Challenges

 

"Closer" devient le numéro 1 des magazines people

Une de
(c) Sipa Une de "Closer"

LE magazine Closer, qui a atteint 513.000 exemplaires en diffusion payée en 2007-2008, devient le leader de la presse féminine people, devant Voici et Public. C'est la première fois que l'hebdomadaire du groupe Mondadori, lancé en juin 2005, dépasse les 500.000 exemplaires, avec un record à 800.000 le 2 août. Ce samedi-là, la couverture présente les stars de l'été en vacances ainsi que Flavie Flament enceinte, Carla Sarkozy et Céline Dion. Un numéro vendu au prix promotionnel 0,99€ au lieu de 1,40€.

La croissance de la diffusion payée de Closer, qui a lancé une nouvelle formule "plus mode et plus people" en janvier, a atteint 22% en 2007-2008 dans un secteur très disputé. Son audience (AEPM) atteint 3.598.000 lecteurs, en hausse de 17% sur un an. Closer cible un lectorat féminin entre 25 et 49 ans et son positionnement particulier tient à ses quatre parties: l'actualité people, les histoires vécues, la mode et le shopping et enfin les programmes de télévision. Son lancement, il y a trois ans, se voulait une riposte à l'arrivée des quinzomadaires TV du concurrent Prisma Presse, TV Grandes chaînes et Télé 2 Semaines.
Closer s'est fait un nom avec des couvertures d'actualité mettant en scène des personnalités politiques. Des photos de Ségolène Royal en maillot de bain, durant l'été 2006, aux clichés de François Hollande, l'été suivant, avec une femme présentée comme sa nouvelle compagne. En décembre, le magazine était le seul journal présent à Disneyland lors de la première sortie publique de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni.

23.07.2008

La guerre du people se déplace sur le net

Depuis l'apparition sur le marché de la presse people d'un nouveau venu, CLOSER, il y a 3 ans, la concurrence est de plus en plus rude sur ce segment de la presse : PUBLIC, VOICI, CLOSER... sont lus chaque semaine par 10 M de personnes... Décriée il y a quelques années, la presse people a quitté les salons de coiffure... L'image de "presse de caniveau" qui lui collait à la peau étant en train de changer

Et si de nouveaux magazine, Star System, Celebrity Magazine sont récemment arrivés sur ce marché déjà très encombré, la concurrence vient désormais du web. Ainsi VOICI a refait son site au printemps dernie, faisant suite à l'apparition de Gala (l'hebdo glamour des gens célèbres) sur le web. En attendant une nouvelle version du site de PUBLIC (lagardere),  C'est au tour de Closer (MONDZDORI) de proposer aujourd'hui une nouvelle version de son site : au programme, le premier site féminin people annonce la redactrice en chef Laurence Pieau. A y regarder de plus près, rien de révolutionnaire : des news people, des videos vues un peu partour, et un versant féminin affirmé : relooking, look de star.... brefune transposition du magazine papier. Laissons quelques mois à ce site, histoire de voir s'il va réussir à se démarquer du magazine pour apporter des contenus exclusfs et complémentaires.

Surtout, meme si les marques VOICI, CLOSER, GALA sont présente sur le net,  aucun de ces 3 n'est parvenu à devenir le site référent en matière de people. C'est en effet un pureplayer, PUREPEOPLE.COM dirigé par un ancien de VOICI : Dominique Cellura (tiens tiens..) qui tire la dragée haute à ses concurrents. Les résultats sont là : 1, 2 M de visiteurs uniques en seulement 7 mois d'existence. La recette du succès : un site bien conçu, 70 news par jour, des photos exclusives de paparazzi et des videos exclusives.

 

Bref, si jusqu'à présent les mag papier ne souffraient pas de la concurrence du web, avec l'apparition de  sites qui utilisent les memes recettes (scoops, photos exclu, paparazzades...) les choses risquent d'évoluer. Reste toutefois la question des procès... un coût qu'à ce jour aucun site web n'est en mesure d'assumer

Pour celles et ceux qui en ont ras le bol de lire les memes news people plus ou moins trash,je vous invite à visite la rubrique PEOPLE du site mageneration.com. Au programme : des enquêtes, un décryptage du phénomène, la chronique de Stéphane Bern... Notre désir : parler de people intelligemment, sans se prendre au sérieux. 

Chaque semaine, retrouvez la revue de presse people : toute l'actu people vue à travers le prisme de notre regard décalé... et subjectif ! 

 

Lire cette interview de Stéphane Haitaian, éditeur de CLOSER, dans le cadre de la semaine de presse magazine

 

"On n'est pas là pour casser les stars"

  

Stéphane Haitaian, directeur d’édition de Closer, dont la version française connaît un succès considérable depuis 2005, fait la lumière sur la stratégie de positionnement du magazine britannique dans l’hexagone et la « pipolisation » de la presse française.

 

Preniez-vous un gros risque en exportant un magazine britannique à sensation en France, où la presse tabloïde anglaise est vue d’un mauvais œil ?
Oui, c’est sûr, et on commis des erreurs au lancement. Au départ, on s’est contenté de calquer le modèle britannique et on s’est vite rendu compte que c’était un frein au développement du magazine. On est passé de sujets sensationnalistes à des thèmes d’actualité, de société, comme la maternité, par exemple. Finalement, il n’ y a plus beaucoup de points communs avec le magazine d’origine. Par contre on se rapproche des féminins français. Je dirai que Closer a dépassé l’étiquette « people », aujourd’hui c’est le deuxième magazine féminin après Femme Actuelle.

 
Closer et la presse people en général sont-ils menacés par le développement du numérique ?

  Il reste encore quelques barrières concurrentielles sur lesquelles nous sommes avantagés par rapports au web. Les magazines comme Closer publient des articles et des photos qui nécessitent de l’investigation et donc des réseaux dont les supports purement en ligne ne bénéficient souvent pas. Il y a aussi l’aspect législatif. La presse people est souvent la cible de poursuites judiciaires coûteuses qu’un support web ne pourrait pas assumer. La presse papier offre encore une vraie valeur ajoutée.
 

On parle de plus en plus de « pipolisation » de la presse en France. Qu’est ce qui distingue la presse people française des autres pays ?

  Il n’y a pas de distinction nette. On est en train de suivre l’exemple de la Grande-Bretagne, avec quelques années de retard, à la seule différence qu’on a moins tendance à se moquer des stars en France.  Avec l’émergence de la nouvelle classe politique, les newsmags sont aussi en train de franchir le pas et de se « pipoliser ».

 
…c’est l’effet Nicolas Sarkozy ?

  Il est certain que la campagne présidentielle de l’année dernière a entraîné une médiatisation souvent voulue, au départ, par les politiques. Après c’est devenu difficile d’arrêter le phénomène. La presse quotidienne n’y échappe d’ailleurs plus. Il nous est arrivé de réaliser le même sujet qu’un journal, avec la même photo et d’être les seuls à être attaqués en justice.

 

21.07.2008

La revue de presse du 21 juillet

Valérie Bègue qui enterre la hache de guerre avec Geneviève de Fontenay, Les bimbos de la télé-réalité, le match Ingrid Chauvin / Natacha Amal et bien plus encore... Tout cela est dans la revue de presse sur Magénération.com

 

 

13.07.2008

Presse/WEb, synergie ou concurrence

Un article intéressant pour vous faire une idée...

 

Un discours plein de bonnes intentions, mais des réserves

- le modele economique web encore insuffisant : à ce jour le print rapporte de l'argent, pas le web

- si la generation actuelle est attachée au papier, qu'en sera t il demain ?

 - la question de l'organisation des equipes de journalistes : print/web

... et donc des droits d'auteur ! (avec la syndication de contenus, id est la revente de contenus pour un autre support, les journalistes ne sont plus propriétaires de leur écrits, et ne sont pas payés pour ces utlilisations secondaire. D'où la colere des journalistes du JDD et Match 

 

 

Fabrice Boé : « La presse magazine doit se décliner sur plusieurs supports »



Le groupe Prisma Presse lance un nouveau magazine féminin : « Femmes » (1). Pour Fabrice Boé, successeur d'Axel Ganz à la tête du groupe, la presse écrite a de beaux jours devant elle

La Croix : Vous lancez cette semaine un nouveau féminin, Femmes. Le marché de la presse féminine n’est-il pas saturé ?

Fabrice Boé : On a toujours l’impression qu’il l’est. Or, dans ce domaine comme dans d’autres, il y a moyen de proposer un nouveau titre pour un nouveau public. Notre cible est précise. Nous nous adressons aux femmes de 40/45 ans qui recommencent à penser à elles après avoir beaucoup donné aux autres. Elles arrivent à un âge où elles peuvent prendre du temps pour elles, où elles évaluent leur vie familiale et professionnelle, où elles peuvent entreprendre des virages, des choses nouvelles, des ruptures. Il n’y a pas de magazines qui s’adressent spécifiquement et dans les moindres détails à ces femmes nées un peu avant 1968.

Quel est l’archétype de la femme pour votre magazine ?

Andie MacDowell ou Carole Bouquet : des femmes à la féminité sereine, non provocatrice.

Vous avez été le directeur de L’Oréal Paris France, de Lancôme International, d’Hermès International… Votre magazine n’est-il pas un très bel écrin marketing pour les marques du luxe ?

C’est d’abord sa directrice de la publication, Marie-Claire Pauwels, qui a conçu Femmes. Cependant, il est vrai que Femmes est parfaitement adapté aux grandes marques du luxe. Les annonceurs trouveront dans nos pages les clientes qu’ils recherchent. Avec ce nouveau titre, nous entrons dans le segment de la presse de luxe.

Quels sont les titres que vous seriez prêt à racheter ?

Nous venons d’acquérir Bien dans ma vie et nous aurions pu être candidats pour le rachat d’Art & Décoration et Maison & Travaux… mais Lagardère Active a mis sur la table une offre trop importante.

Développer vos titres, c’est investir dans le Web ?

La presse écrite est contrainte de repenser son modèle économique. Le titre doit se penser comme une marque qui peut se décliner sur plusieurs supports : le papier, le Net, la téléphonie mobile… Tous ces secteurs ne sont pas concurrents, ils puisent à la même source – l’information et les contenus journalistiques – mais en proposent un traitement différencié, spécifiquement adapté au médium utilisé. Le Web révolutionne toute la presse. Pour nous, la question n’est plus : Faut-il y aller ? mais : Comment y aller ? Tous les titres de Prisma se déclinent sur le Web et tous nos journalistes ont suivi une formation multimédia. Écrire, faire du son, des images : chaque volontaire deviendra polyvalent. Toutes nos rédactions sont équipées de caméras numériques et nous allons bientôt avoir notre plateau d’enregistrement. Aujourd’hui, un journaliste qui ne se prépare pas à cette révolution limite son avenir dans la profession.

Ne craignez-vous pas, à terme, que le site Web cannibalise la version papier du magazine dont il est issu ?

Je ne crois pas. Le papier a des qualités propres qui sont irremplaçables : le toucher, le grain, la facilité avec laquelle on peut le transporter, le rendu des photos. Il y a un vrai plaisir et une vraie « praticité » pour le lecteur à tenir dans ses mains un magazine. Du point de vue du traitement de l’information, le site joue la carte de l’immédiateté, de la réactivité. C’est aussi un média « participatif ». Le magazine s’inscrit plus dans la distance avec l’information, le recul, le dossier complet, le soin apporté à sa maquette. Mais un site peut à la fois être dans l’immédiateté et mettre en ligne des dossiers complets. De sorte qu’il sera toujours plus actualisé que le magazine et pourra être aussi fouillé que lui, voire plus. Sans compter la pression des concurrents qui proposeront toujours sur le Web ce que l’autre ne fait pas encore. Si effectivement la concurrence entre les sites va nous obliger à toujours proposer plus sur le Web, je ne crois pas pour autant à la fin de la presse écrite. Rien ne remplacera la qualité d’un magazine papier.

Amateur de culture, boulimique de lecture, n’avez-vous pas l’impression de vous dévoyer en publiant des titres comme Gala, Voici ou VSD ?

Pas du tout. Ces magazines informent en distrayant les lecteurs sur la vie des gens connus, des personnes qui nous gouvernent. Je ne vois pas ce qu’il y a là de condamnable. De tout temps, les hommes ont été intéressés par la vie réelle des puissants, des célébrités. Nous répondons à cette demande sans rougir. Nous avons le droit de connaître la manière de vivre de nos élus. La personne qui partage la vie quotidienne de Nicolas Sarkozy a forcément de l’influence sur lui, sur sa politique, sur sa manière d’exercer la présidence de la République.

Le droit de tout savoir ?

En France, le dispositif législatif protégeant la vie privée et le droit à l’image est l’un des plus contraignants du monde. Nous sommes très en retard sur ce plan. Tout dire nous expose à des poursuites.

Si vous pouviez le faire librement, le feriez-vous ?

Oui, dans les limites que nous nous fixons aujourd’hui : ne pas parler des personnalités politiques en période électorale, de manière à ne pas influencer les votes ; ne pas parler des enfants et ne pas évoquer des comportements condamnés par la loi et, bien sûr, ne donner que des informations véridiques.

Prisma est le premier groupe de presse à avoir lancé des magazines people en France. N’avez-vous pas l’impression de proposer un nouvel opium du peuple ? Opium qui contamine toute la profession ?

Non. La vie des gens connus nous concerne, surtout s’ils nous dirigent. Et si aujourd’hui la presse fait droit au people dans ses pages, c’est bien la preuve que nous avons eu raison les premiers.

Recueilli par Laurent LARCHER

(1) En kiosque au prix de 3,90 €.

 

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